Prague capitale mondiale des neurosciences

r_2100x1400_radio_praha.png

Prague est actuellement, et jusqu'au 15 juillet, le centre mondial des neurosciences. Ce jeudi soir, s'est en effet ouvert le VIe Congrès international de la recherche sur le cerveau et sur ses maladies. Pendant cinq jours, plus de 3000 chercheurs et spécialistes du monde entier sont réunis dans la capitale tchèque sous l'égide de l'IBRO, l'Organisation internationale de la recherche sur le cerveau. Ce congrès intervient alors que l'Académie des sciences de République tchèque a annoncé, lundi 7 juillet, une avancée remarquable dans la recherche sur les cellules embryonnaires.

Représentant plus de 50 000 spécialistes en neurosciences de 111 pays, l'Organisation internationale de la recherche sur le cerveau a donc choisi Prague, après Jérusalem en 1999, pour son quadriennal Congrès international. Et l'organisme, fondé en 1961 à Ottawa, au Canada, ne pouvait sans doute pas choisir ville plus représentative pour l'occasion. C'est que Prague, en plus de compter dans ses murs une université fondée voilà plus de 650 ans, soit la première en Europe à l'est des Alpes, peut s'enorgueillir d'un riche passé dans le domaine des sciences.

Le congrès a été officiellement ouvert avec des compositions d'Antonin Dvorak et de Josef Suk interprétées par la Philarmonie de Prague. Les quelque 3000 neuroscientifiques présents dans la métropole tchèque aborderont au cours des trois colloques principaux inscrits au programme différents thèmes tels que le traitement de l'information accoustique dans le cerveau et la plasticité, la communication et la transmission des informations dans le cerveau, et, enfin, une attention toute particulière sera portée sur les cellules-mères nerveuses et le traitement des maladies cérébrales. Et pour cause : l'Académie des sciences de République tchèque a, ce lundi, annoncé que ses chercheurs étaient désormais en mesure d'obtenir des cellules-mères d'embryons ayant la particularité unique de se reproduire in vitro et de pouvoir ensuite se développer en n'importe quel type de cellules. Ces cellules embryonnaires permettront donc le traitement des tissus malades et, par-là même, la guérison de maladies actuellement incurables, comme celles de Parkinson et d'Alzheimer. Enfin, autre avancée spectaculaire pour la médecine, ces cellules, une fois introduites dans le foie ou le coeur, devraient mettre fin à l'attente parfois fatale d'organes pour les transplantations.