Prague intègre le projet européen Michael pour la numérisation du patrimoine culturel

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Le projet Michael est un projet soutenu par la Commission européenne pour la diffusion en ligne du patrimoine culturel européen. Né en 2005 d'une coopération entre la France, la Grande-Bretagne et l'Italie, le projet s'est développé pour devenir Michael Plus, avec onze nouveaux pays, dont la République tchèque.

Plus de précisions sur ce projet Michael Plus avec Nathanael Dupré La Tour, consultant pour la société française Devoteam, à laquelle le ministère tchèque de la Culture vient de confier la partie technique du projet:

« Il s'agit de donner accès aux internautes à tout ce que l'Europe compte de collections numérisées, directement accessibles sur les sites des musées, galleries, bibliothèques ou archives et aussi les produits qui ne sont pas forcément accessibles en ligne mais qui, répertoriés sur l'inventaire Michael, permettent de chez soi d'avoir accès à ces parties de l'héritage culturel de 14 pays sans avoir besoin de se déplacer. »

« Michael, c'était donc trois pays qui se sont réunis sur un projet commun inspiré du modèle français du patrimoine numérique du ministère de la Culture. Michael Plus a poursuivi dans la même optique en incluant onze pays supplémentaires dont la République tchèque, qui l'a rejoint le 1er juin 2006. »

Après quelques tergiversations...

« Oui, à vrai dire le contrat a été signé le 1er juin 2006, mais cela correspondait à la fin d'une longue période de stabilité gouvernementale et au début d'une longue période d'instabilité qui ne s'est terminée que récemment. Pour vous donner un exemple, pendant les trois mois de discussions sur la question du partenaire technique de Michael Plus entre Devoteam et le ministère tchèque de la Culture, nous avons rencontré trois ministres différents... »

Comment une société française devient-elle le partenaire technique d'un ministère tchèque sur un tel projet ?

« La France a toujours été en pointe sur ces questions, notamment lorsqu'il s'est agit de concurrencer les initiatives américaines en matière d'inventaire des collections. Cela a été évidemment très facile pour nous de rentrer en contact avec le ministère français de la Culture, avec qui Devoteam a déjà travaillé, et avec son partenaire technique, ce qui nous donne accès immédiatement à la documentation, à l'application en elle-même, sans passer par des traductions, ce qui simplifie beaucoup les choses. Devoteam a également une grande expérience de la numérisation dans les pays scandinaves. Nos entités danoises et norvégiennes ont réalisé de grands projets de numérisation, ce qui nous donnait aussi une certaine légitimité dans ce domaine. »

Pour plus d'informations sur la numérisation du patrimoine culturel en République tchèque, rendez-vous mardi prochain, ce sera le thème de l'émission « La République tchèque au quotidien ».

http://www.michael-culture.eu/index_f.html