Prague souhaiterait organiser un sommet UE-Israël

Karel Schwarzenberg à Jérusalem, photo: CTK

La République tchèque prend la présidence du Conseil de l’Union européenne dans moins d’un mois maintenant. Une première depuis l’adhésion du pays en 2004. Prague a déjà indiqué vouloir profiter de cette présidence pour renforcer les liens avec les pays de l’Est. Mais pas seulement : de passage en Israël en début de semaine, le chef de la diplomatie tchèque a fait savoir que la République tchèque voudrait organiser le premier sommet entre l’Union européenne et l’Etat hébreu.

Karel Schwarzenberg et Salam Fayyad à Ramallah, photo: CTK
Karel Schwarzenberg était dimanche et lundi en Israël et dans les Territoires palestiniens. Côté palestinien, il s’est entretenu avec le Premier ministre Salam Fayyad. Côté israélien, il a notamment rencontré les deux principaux prétendants au poste de Premier ministre, son homologue Tzipi Livni et le chef du Likoud, Benyamin Netanyahou. Prague souhaite profiter de ses bonnes relations tant avec les Israéliens qu’avec les Palestiniens pour jouer un rôle de médiateur dans la région.

Tzipi Livni et Karel Schwarzenberg, photo: CTK
Le ministre tchèque des Affaires étrangères a également confirmé que Prague espérait pouvoir organiser le premier sommet UE-Israël pendant sa présidence : « Ce sommet, ce serait la cerise sur le gâteau. Mais ce qu’il faut faire avant, c’est cuire ce gâteau. »

Une métaphore employée par le chef de la diplomatie pour souligner que l’affaire est loin d’être dans le sac. Nouveau président américain, élections législatives anticipées, nouvelle initiative de l’UE pour la paix en 2009 : difficile de planifier un sommet avec ces changements annoncés.

Karel Schwarzenberg à Jérusalem, photo: CTK
A propos de cette initiative de l’UE, Karel Schwarzenberg a indiqué au quotidien Haaretz qu’il voulait encore en discuter avec ses homologues européens et avec la Commission. Il a également mis en garde Tel-Aviv contre une attaque contre l’Iran : « Je comprends pourquoi Israël dit que toutes les options restent envisageables, mais je pense que toute action armée ou toute guerre serait vraiment une catastrophe », a déclaré Karel Schwarzenberg.

Interrogé sur le radar que Washington veut déployer en Bohême, il a indiqué que le bouclier antimissile était destiné à contrer « tout danger dans cette région – peut-être l’Iran ou tout autre pays qui pourrait devenir un danger, et c’est la raison pour laquelle nous avons besoin de protection pour l’Europe et l’Amérique du Nord. »