Préavis de grève des médecins

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Le 7 décembre dernier, le Syndicat tchèque des médecins a lancé un préavis de grève pour soutenir l'entrée en vigueur du nouveau code du travail, dès le 1er janvier 2007. Le code entre en application, le préavis reste toutefois maintenu.

Au prime abord, la situation est paradoxale : les médecins soutiennent le code du travail qui réduit substantiellement les heures supplémentaires et les services d'urgence et donc, aussi, leurs salaires, car ces heures en plus sont une source importante de leurs revenus. Les médecins se sentent surchargés, mais ils sont toutefois obligés d'effectuer ces services pour que leur revenu ne reste pas à la traîne de la moyenne nationale. Le salaire tarifaire du médecin tourne autour de 20 000 couronnes et lorsqu'il touche un salaire réel de 40 000 couronnes, c'est grâce aux heures supplémentaires, uniquement. « Le médecin fatigué et surchargé - un risque réel pour les patients » indique le slogan d'une campagne lancée parallèlement au préavis de grève pour attirer l'attention sur ce problème.

L'objectif des deux actions est de parvenir à ce que la rémunération pour les heures supplémentaires soit incluse dans les salaires. Selon le président du Syndicat des médecins, Martin Engel, le préavis de grève est un avertissement lancé aux politiciens pour qu'ils entament la réforme de la santé publique et commencent à accomplir leurs promesses électorales. Il sera maintenu jusqu'à ce qu'une nouvelle tarification des salaires des médecins soit adoptée. L'action du syndicat est appuyée par l'Ordre des médecins fort de ses 40 000 membres - médecins.

Les nouvelles définitions du code du travail concernant le temps de travail sont conçues afin de répondre à la directive européenne. Le code qui remplace la norme vieille de 40 ans, a été adopté par les partis de gauche avant le scrutin législatif de juin, en dépit du veto du président de la République. Les partis de droite continuent à le critiquer. Selon le ministre du Travail et des Affaires sociales Petr Necas, il comprend près de 80 imperfections. L'ODS a même soumis le projet de reporter d'une année son entrée en vigueur, qui est passé en première lecture, mais la Chambre ne l'a pas adopté, faute de temps. C'est ainsi que le nouveau code du travail entre en application, mais des amendements sont à prévoir.