Quel visage pour la campagne tchèque ?

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« La campagne tchèque dans l'Union européenne », c'est la problématique principale du cycle de conférences qui, pour la troisième année, va s'intéresser aux rapports entre agriculture et campagne, aux tendances actuelles de l'urbanisme en Europe, au paysage de la campagne tchèque face aux dangers écologiques contemporains.

Ivan Dejmal
Du 8 au 10 mars, la Société de protection des campagnes, ainsi que la Chambre des architectes, organisent une série de conférences que vient compléter une exposition de photographies réalisée par des étudiants de la FAMU, l'Ecole supérieure de cinéma.

Ivan Dejmal, directeur de la Société de protection des campagnes a présenté une liste de questions sur lesquelles la conférence de cette année vont se concentrer :

« Quelles possibilités pour la protection de nos campagnes notre entrée dans l'Union nous offre-t-elle ? Quelles menaces cette entrée peut-elle aussi représenter ? Et comment va-t-on s'y prendre pour régler nos anciens problèmes dans cette toute nouvelle situation ? Quelles solutions trouver à ces problèmes ? Une des tendances actuelles, c'est ce qu'on nomme l'Europe des régions, c'est à dire la prise de responsabilité, au niveau local, vis-à-vis de la campagne, du lieu où l'on vit. Aussi une grande partie de notre conférence est consacrée aux possibilités concrètes de cette prise de responsabilité, autrement dit, afin que les gens s'identifient avec le lieu où ils vivent. »

Petr Pithart, vice-président du Sénat sous l'égide duquel se déroule la conférence, a replacé la problématique dans son contexte politique européen :

« Le thème est on ne peut plus simple : l'Union européenne est en train de changer une de ses politiques les plus controversées et les plus onéreuses, sa politique agricole, et quant à nous, nous pouvons commencer à exercer notre influence. Le passage qui s'opère, de la production à la protection des campagnes, c'est exactement ce qui préoccupe les personnes rassemblées à cette conférence. Maintenant, il s'agit surtout pour nous de réussir à avoir cette influence en réalité. »