Quelques heures avant le référendum sur l'adhésion de la Tchéquie à l'UE

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La Tchéquie va-t-elle se joindre à ceux des dix pays candidats qui ont déjà dit, dans un référendum, oui à l'Union européenne, dont tout dernièrement la Pologne ? Nous connaîtrons la réponse définitive dès la fermeture des urnes, le samedi 14 juin à 14h, des résultats partiels pouvant être publiés dès ce vendredi déjà. En attendant, les sondages révèlent que plus de 70% des personnes prêtes à aller aux urnes sont pour, tandis que certains médias attisent les émotions en annonçant que le nombre d'adversaires a tendance à monter.

lus sur l'intérêt des Tchèques pour le référendum, j'ai invité au micro une personne qui s'est beaucoup engagée dans la campagne européenne. Monika Pajerova gère le groupe civique « Oui à l'Europe ».

« J'ai l'impression que beaucoup de personnes en République tchèque pensent que c'est déjà décidé et qu'elles ne doivent pas aller aux urnes. Pendant huit semaines que nous avons voyagé dans les régions, nous avons voulu expliquer aux gens que chaque voix comptait. Lors de ces voyages, j'ai compris que les gens se sentaient à l'écart de ce qui se passait dans la capitale et qu'ils avaient peur des changements. Ils craignent les retombées économiques de l'élargissement mais aussi la perte de l'identité nationale. Or, nous leur avons expliqué que l'UE était dans notre intérêt national et que devenir Européen était notre intérêt national. Nous avons utilisé uniquement les couleurs et les symboles nationaux pour soulignent que la discusion concernait nous-même, notre identité... Pour ce qui est du résultat du référendum je pense qu'on dira oui. Ce que je crains, c'est un « oui » faible. Il faut - et j'ai tout fait pour qu'il en soit ainsi - un « oui » fort ».

Le prochain référendum en Tchéquie est suivi aussi par nos auditeurs, M. Bernard Gorgerat de Suisse nous a envoyé cette sympathique missive, je cite :

« Je souhaite que votre pays fasse le bon choix, le week-end prochain, en entrant dans l'Union européenne, contrairement à nous autres Suisses qui sommes frileux au point de ne pas avoir encore fait ce premier pas ».

M. Philippe Venet, un auditeur français qui vit en Grande-Bretagne, est beaucoup plus sceptique. Il nous a confié, lors de sa récente visite dans notre studio.

« Quand je parle aux gens, ils disent : nous sommes un petit pays, on ne peut pas rester seul. C'est un peu vrai. Mais chez nous, à Londres, il y a beaucoup de ceux qui sont en opposition. Il existe en effet pas mal de sujets d'opposition... La République tchèque qui est située en Europe centrale est déjà en Europe occidentale, par sa façon d'exister, de penser... Mais avec les directives et les décisions de Bruxelles qui échappent souvent aux gens, je ne sais pas si c'est une bonne solution ».