Tennis : Berdych retrouve les quarts et Federer à Melbourne

Tomáš Berdych, photo: ČTK

Deux joueurs tchèques participeront aux quarts de finale de l’Open d’Australie de tennis. En attendant l’issue du duel entre Karolína Plišková et Barbora Strýcová dans le tableau du simple dames, chez les hommes, Tomáš Berdych a fait excellente impression ce lundi en sortant l’Italien Fabio Fognini, 25e mondial, en trois sets parfaitement maîtrisés (6-1, 6-4, 6-4).

Tomáš Berdych, photo: ČTK
Tête de série n° 19 pour cette édition 2018 du premier tournoi du Grand Chelem de la saison, le Tchèque figure dans le Top 8 à Melbourne pour la septième fois en huit ans. Remis d’une blessure au dos qui l’avait contraint à faire une croix sur la fin de saison dernière et l’a fait reculer au vingtième rang mondial, Berdych, qui avait déjà sorti dans un style très convaincant l’Argentin Juan Martin del Potro au tour précédent, affiche une forme étincelante à Melbourne, comme il s’en est félicité ce lundi :

« Je n’aime pas comparer, c’est toujours difficile, mais mon parcours et mon état de forme me rappellent ceux de Wimbledon la saison dernière. La différence est que je sors de deux mois de préparation intensive, alors que je n’avais que deux semaine certaines autres années. Cela fait que je me sens très bien sur le court. Je sais ce que je peux me permettre et ce que je suis capable de faire. »

Battu par Roger Federer en demi-finales sur le gazon londonien l’été dernier, Berdych retrouvera une nouvelle fois le Suisse en quarts de finale mercredi ; un adversaire qu’il n’a dominé qu’à six reprises en vingt-cinq confrontations et contre lequel il reste sur une série de huit défaites consécutives, dont une à Melbourne au deuxième tour il y a un an de cela. Pour autant, le Tchèque affirme ne pas désespérer, convaincu qu’il dispose des armes nécessaires pour gêner Federer :

Roger Federer, photo: ČTK
« Il pourrait bien avoir un jour sans, même si je préfère ne pas trop compter dessus. Il faut que je m’appuie sur mon jeu et ma confiance actuelle. Je profite de l’instant présent et je sais qu’il me faudra donner le maximum pour pouvoir le contrarier. Si c’est le cas, je pense que j’aurai ma chance. »

Un discours d’auto-persuasion qui a souvent été celui de Berdych contre les tout meilleurs mondiaux, et notamment donc contre Federer, mais on aurait cette fois bien envie de croire le Tchèque qui, à 32 ans, court toujours après le premier titre du Grand Chelem de sa carrière.