Un p'tit coup de jeune pour saint Venceslas, patron des Tchèques

La statue de saint Venceslas

La statue de saint Venceslas, un des symboles de la ville de Prague, est en cours de restauration.

La statue de saint Venceslas
Le monument, qui domine la célèbre place du même nom, montre le patron des Tchèques sous l'apparence d'un cavalier en armure, la tête haute et le regard déterminé résolument tourné vers l'avant et le bas de l'avenue longue d'un kilomètre. Depuis son érection en 1912, par Josef Vaclav Myslbek, c'est à son pied que les Tchèques se rassemblent lors des moments cruciaux de leur histoire : en 1918, l'Etat tchécoslovaque y est ainsi proclamé, en 1938, suite aux Accords de Munich, la statue devient le symbole de l'entrée en résistance contre l'envahisseur germanique. En août 1968, les protestants contre l'occupation soviétique s'assoient à ses pieds pour empêcher l'avancée des chars, avant que les manifestations de la révolution de Velours, en novembre 1989, ne voient des centaines de milliers de personnes s'y presser. Aujourd'hui, le duc légendaire monté sur son cheval observe depuis son piédestal les flots de touristes parcourant l'artère principale de la capitale et les enseignes toujours plus lumineuses de ses magasins.

La restauration de la sculpture
Mardi, les restaurateurs de la sculpture en bronze ont donc envoyé une sonde équipée d'une micro-caméra dans les jambes de son cheval. Surprise, une scie est apparue sur les images, ainsi qu'une balayette dans le ventre creux de la bête. Des outils oubliés lors de la plus importante opération de reconstruction de la statue en 1966. A l'époque, près de deux mètres d'une jambe arrière du cheval avait notamment dû être remplacée.

Cette fois-ci, selon les premières estimations, il semble que la statue la plus célèbre du centre de Prague soit dans un état de conservation relativement bon, le système de soutènement, principal objet de l'étude, n'étant que très peu endommagé. L'information indéniablement la plus importante pour les Tchèques, qui aiment à reprendre en choeur, lorsque l'occasion le réclame, le choral gravé sur le socle sur lequel repose le monument : « Saint Venceslas, ne nous laisse pas périr, nous et nos descendants... »