Une flamme pour le SIDA

Une flamme pour le SIDA, photo: CTK

Depuis 1983, l'AIDS Candlelight Memorial est organisé le troisième dimanche de mai dans le monde entier. Son objectif est d'honorer la mémoire de ceux qui sont morts des suites du SIDA, d'encourager ceux qui en sont touchés et de lutter contre cette maladie insidieuse. Dimanche, une série de manifestations eu lieu aussi dans plusieurs villes tchèques et moraves.

Une flamme pour le SIDA, photo: CTK
Cette année, cette action n'a pas rencontré un grand intérêt des habitants de la capitale. A peine une vingtaine de personnes avec les cierges allumées à la main, ont traversé Prague. Des membres de la Jeunesse de la Croix rouge tchèque fournissaient des informations et distribuaient des tracts concernant la prévention du SIDA. Les organisateurs reconnaissent que l'intérêt du public pour cette grave maladie ne cesse de diminuer. Aux dires de Jiri Gutman de l'association des gays et des lesbiennes, STUD, nous devons ce désintérêt à un nombre relativement bas de personnes séropositives ou malades du SIDA. Selon les dernières statistiques, la République tchèque compte 562 personnes séropositives, dont 157 malades et 97 personnes qui ont déjà succombé au virus. La catégorie des 20 à 30 ans constitue le groupe le plus touché. Pour ce qui est des régions, Prague, en première position, est suivie par la Moravie du nord, la Bohême occidentale et la Moravie du sud. L'apparition et la propagation du SIDA en République tchèque présentent des tendances nouvelles. Premièrement, le nombre croissant de femmes infectées. Elles présentent 20% des cas séropositifs, dont 7% sont des femmes enceintes. On a enregistré aussi une augmentation du nombre des étrangers séropositifs, 161 personnes, dont notamment les ressortissants d'Europe centrale et orientale, avec les Ukrainiens en tête de liste. De nouveaux malades se recrutent, aussi, parmi les toxicomanes. Ceci dit, on peut constater que, au début de ce millénaire, la situation demeure relativement favorable en Tchéquie.

Auteur: Astrid Hofmanová
lancer la lecture