Vaclav Klaus a défendu la candidature de la RT pour un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU

L'Assemblée générale des Nations Unies à New York, photo: CTK

Pour la première fois depuis les cinq ans qu'il préside la République tchèque, Vaclav Klaus est intervenu lors du débat annuel de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. L'enjeu n'est pas moins grand que la candidature de la République tchèque pour devenir membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.

Vaclav Klaus, photo: CTK
Une série d'entretiens bilatéraux menés notamment avec des représentants d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine pour les convaincre de soutenir la candidature tchèque face à son rival, la Croatie, a précédé le discours de Vaclav Klaus. Par quoi donc a-t-il appuyé la candidature de notre pays ?

Tout d'abord en rappelant que la Tchécoslovaquie était l'un des pays fondateurs de l'ONU et que la République tchèque est son membre actif qui participe également aux activités de ses organisations spécialisées telles que l'UNESCO, la FAO, l'OMS, l'AIEA et autres. Dans les années 1994-1995, la Tchéquie a été membre du Conseil de sécurité de l'ONU. En dix ans, elle a pris part à plus de vingt missions et opérations ayant le mandat de l'ONU dans les Balkans, en Asie et en Afrique. Plus loin, Vaclav Klaus a rappelé la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en tant qu'exemple de notre capacité à résoudre les différends et les conflits par une voie pacifique. Depuis trois ans, a-t-il dit, la Tchéquie est membre de l'UE et au cours de la première moitié de 2009 elle assurera sa présidence.

Parlant de l'ONU, le président tchèque a déclaré qu'elle représentait une plate-forme de rencontres et de dialogue irremplaçable et sans équivalent dans le monde contemporain, mais que ce monde a changé et l'ONU a besoin par conséquent d'une réforme :

« L'ONU en l'an 2007 doit refléter le monde de l'an 2007 et non pas le monde de 1945 lorsque l'ONU a été fondée. C'est une revendication légitime des pays qui ont affermi, depuis, leur position, et tant que ce déséquilibre se poursuivra, de nombreux pays pourraient nourrir le sentiment d'une reconnaissance insuffisante. »

L'Assemblée générale des Nations Unies à New York, photo: CTK
L'appel de Vaclav Klaus à une reforme de l'ONU et son point de vue mettant en doute le réchauffement climatique exprimé la veille à une conférence au siège new-yorkais des Nations Unies, ne pouvaient-ils pas influencer les chances tchèques de devenir membre non permanent du Conseil de sécurité? Une question posée au chef de la diplomatie, Karel Schwarzenberg, qui se déclare toujours optimiste sur notre élection, bien que la Croatie soit, selon lui, un important rival. Il estime par ailleurs qu'il serait avantageux pour la Tchéquie d'être à la fois membre du Conseil de sécurité et pays président du Conseil de l'UE :

« En occupant les deux postes, nous pourrions disposer de meilleures informations, ce qui nous permettrait de mieux agir, tant au sein de l'ONU qu'au sein de l'Union européenne, puisque nous serions, comme on dit, à la source des renseignements. »

L'élection du candidat non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour les années 2008-2009 aura lieu à New York, le 16 octobre prochain.