Vers une revalorisation record des retraites en 2019

Photo illustrative: Kristýna Maková

A partir de janvier 2019, les retraités pourraient voir le montant de leur pension revaloriser de plus de 900 couronnes en moyenne, environ 35 euros. C’est la volonté du gouvernement démissionnaire d’Andrej Babiš (ANO) qui se heurte cependant à l’opposition des partis de droite à la Chambre des députés.

Photo: Kristýna Maková
Les retraités tchèques sont actuellement parmi les plus pauvres en Europe. Ils touchent en moyenne une pension mensuelle de l’ordre de 12 300 couronnes (485 euros), à peine le niveau du seuil de pauvreté en République tchèque. Chaque année, les pensions sont automatiquement revalorisées selon le niveau de l’inflation et en s’indexant sur la moitié de la croissance du salaire réel dans le pays.

L’an passé, l’augmentation des prix à la consommation a été supérieure à 2 % et les salaires ont crû significativement. Cela devrait donc se répercuter positivement sur les retraites. « En accord avec la législation en cours, le ministère des Finances a calculé le schéma de revalorisation. La hausse des pensions devrait en moyenne atteindre 598 couronnes », a expliqué la ministre Alena Schillerová (ANO).

En plus de cela, sans égard au niveau de revenus des retraités, le gouvernement minoritaire en démission souhaite donc une augmentation supplémentaire de 320 couronnes. « L’an prochain, nous proposons une hausse des retraites de 918 couronnes par mois, ce qui représente la hausse la plus importante sur un an dans l’histoire du pays », a souligné Andrej Babiš. L’augmentation serait ainsi deux fois supérieure à celle entrée en vigueur cette année au 1er janvier et trois fois supérieure à celle de 2017.

Mais les partis de droite crient au scandale budgétaire. « Je ne sais pas du tout où les ministres veulent trouver l’argent, si les prélèvements obligatoires ou les impôts vont augmenter », s’inquiète la députée Markéta Pekarová Adamová, des conservateurs de TOP 09. La proposition devrait cependant avoir suffisamment de soutien à la Chambre des députés, celui des partis plus à gauche sur l’échiquier politique et de la formation d’extrême-droite SPD, pour être adoptée.