A vous de poser des questions, à nous d'y répondre

Photo: Archives de Radio Prague

Bienvenue à l’écoute de cette nouvelle édition du Courrier des auditeurs, que nous diffusons une fois tous les mois. Comme d’habitude, il sera réservé à des extraits de vos lettres, ainsi qu’aux réponses aux questions qui vous intéressent et qui concernent différents sujets.

Photo: Archives de Radio Prague
M. Gilles Gautier, qui a suivi notre émission du 10 mars dernier, a accompagné son rapport d’écoute détaillé d’un commentaire dans lequel il déplorer la fin des ondes courtes. Je cite :

« Quel dommage que Radio Prague ne diffuse plus en ondes courtes. Je suis plus souvent à écouter ma radio que sur l'ordinateur. Même si je pense que beaucoup de gens ont un ordinateur, il y a des francophones et autres qui sont encore à écouter la radio, dans des pays moins riches. En France certains se remettent à écouter quand le pays reprend les ondes courtes comme RSI, même si la qualité n'est pas totalement au rendez-vous, ce sont en général des personnes d'un certain âge qui n'ont pas Internet, eux aussi. De temps en temps, je vous écoute comme cette fois-ci. »

Et bien oui, M. Gautier n’est pas le seul à regretter la fin des ondes courtes de Radio Prague, celle-ci ayant été, surtout au début, mal accueillie par une grande partie de nos auditeurs. Je rappellerais que la suppression de la diffusion en ondes courtes des émissions de Radio Prague en langue française et en d’autres langues étrangères remonte au début de l’année 2011. Il s’agissait d’une conséquence de nouvelles réductions budgétaires défendues par le cabinet de Petr Nečas qui se voulait un cabinet de « discipline budgétaire ». Désormais, c’est Internet qui est devenu la première plate-forme de diffusion de nos émissions, le satellite en couvrant aussi une partie. Force est de constater que, finalement, cet état des choses a été tant bien que mal accepté par la majorité de nos auditeurs ce dont témoignent justement les lettres que nous avons le plaisir de recevoir régulièrement de votre part.

Jan Zajíc, photo: Archives d'ABS
M. Philippe Obre nous a envoyé plusieurs rapports d’écoute auxquels il a ajouté à chaque fois quelques observations. Au sujet de l’immolation de Jan Zajíc, la deuxième « torche vivante » tchèque de l’an 1969, après Jan Palach, il a écrit :

« Il a été question ce jour de rendre homage à Jan Zajíc qui s'est imolé un 25 février pour protester contre l'occupation de l'armée soviétique et des troupes du pacte de Varsovie. Visiblement Jan Zajíc était un grand. Souvent il y a un dicton qui raconte qu'aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années. Jan Zajíc a bien marqué son temps car d'autres ont suivi sa bravoure et ont repété son geste de désespoir ou d'espoir. Ce jeune intrépide s'est bouché les oreilles et a pris part aux obsèques à Prague de Jan Palach contre la volonté de ses parents. C'est dire qu'il avait assez de détermination... »

Plus loin dans sa lettre, nous avons pu lire :

« S’agissant de l’indépendance énergétique, je dois dire que c’est un véritable enjeu pour un gouvernement responsable et donc je me réjouis que quatre pays s'intéressent à votre projet nucléaire. »

Notre auditeur ivoirien a également retenu l’information sur la décoration de trois anciens prisonniers politiques accusés dans les années cinquante de haute trahison pour constater « qu’il n’y a rien de plus réconfortant lorsque votre mérite est reconnu un jour par l’autorité ».

Photo: Štěpánka Budková
A l’occasion du 8 mars qui est la Fête internationale des droits des femmes, M. Naghmouchi Nouari d’Algérie a adressé, je cite, « des voeux de bonne fête aux animatrices de ma belle station Radio Prague ». Merci, cher ami... Je noterais que cette journée a été dans notre pays dans une grande mesure discréditée par l’ancien régime communiste qui en a fait une de ses fêtes préférées. Aujourd’hui, dans le contexte du 8 mars on aime plutôt parler de la Journée des droits des femmes. Par ailleurs, il y a quelques jours, le Lobby tchèque des femmes a organisé à l’ambassade de France à Prague une conférence consacrée à ce sujet. On peut donc constater que la Fête internationale des droits des femmes commence à « normaliser » sa position dans la société et dans les mentalités tchèques, ce que tendrait à montrer le fait que beaucoup d’hommes ont désormais repris l’habitude d’offrir à cette occasion des bouquets de fleurs aux femmes de leur choix. Cela dit, nombreux sont ceux qui ont maintenant tendance à préférer la Fête des mères qui incombera cette année au 25 mai.

Place maintenant à la lettre qui nous a été adressée de Pittsburgh aux Etats-Unis et dans laquelle son auteur Idriss Bououdina nous a écrit :

« Chers amis de la section française de Radio Praha, je vous écris cette lettre pour renouveler ma correspondance avec vous. Je suis toujours fidèle à votre écoute même si je ne vous écris pas souvent. Je tiens a vous remercier pour tous vos efforts afin de vous transmettre la nouvelle et la bonne information, ainsi que pour vous souhaiter une bonne continuation. Enfin je tiens à vous poser une question: quelles sont les plus célèbres plats traditionnels connus dans votre pays? Merci. »

La carpe pannée avec la salade de pommes de terre, photo: Barbora Kmentová
Le plat traditionnel typique du pays qui est aussi l’un des plats favoris de ses habitants, aujourd’hui comme hier, c’est certainement celui qui s’appelle en tchèque vepřo-knedlo-zelo, soit unj rôti de porc avec des boulettes de pâte bouillies appelées en tchèque « knedlíky » et du chou. Un autre plat traditionnel que l’on sert généralement, par exemple, aux déjeuners de mariage, et qui s’appelle « svíčková », est composé d’un filet de boeuf dans une sauce à la crème et de « knedlíky », le tout agrémenté d’airelles rouges. Un autre plat populaire de la gastronomie tchèque que les gens aiment manger notamment dans des brasseries, s’appelle « smažák ». C’est un fromage panné avec des pommes de terre et une sauce tartare. Il existe aussi des plats traditionnels liés à différentes fêtes, comme la carpe pannée avec la salade de pommes de terre qui est servie le jour de Noël.

Comme d’habitude, le courriel que nous avons reçu ces jours-ci contenait aussi plusieurs rapports d’écoute de M. Jean-Marie Monplot qui nous a également écrit :

« Plutôt que d'écouter une seule émission, j'aime mieux visiter votre site et écouter les différents reportages à la carte qui m'intéressent car certaines rubriques comme "rencontres littéraires " ne m'enchantent pas du tout !!! Mais il faut contenter tous les auditeurs. Allez bonne journée à toute l'équipe et au plaisir de vous écouter. Bien amicalement et un petit coucou à Guillaume pour lui confirmer que les « Sang et or » se rapprochent à petits pas de la ligue 1 ; ils vont bientôt venir à Lorient en septembre et octobre !!! »

En effet, les goûts sont très différents et je pense que Radio Prague offre une gamme très variée pour les satisfaire tous, ou presque. Merci, Jean-Marie Monplot, aussi, pour les photos du village de Kerascoet près de Pont-Aven avec ses chaumières du XVIIe siècle restaurées en 1990…

Photo: Andrea Čánová, ČRo
Et voici encore une très courte réponse à la question de M. Guy le Louet qui voudrait savoir de quels problèmes souffrent les Roms en Tchéquie. Les principaux problèmes pour cette minorité qui compte environ 170 000 à 200 000 membres, ce sont le chômage, la pauvreté, des conditions de logement souvent désastreuses, la discrimination à l’école. L’écart social qui se creuse notamment dans les villes est à la source de tensions qui débouchent parfois sur des manifestations anti-rom. La nouvelle législation gouvernementale se propose, entre autres, d’empêcher les débordements de violence et la tenue des rassemblements anti-rom, ainsi que de renforcer le travail sur le terrain dans les ghettos ou encore de relancer les travaux d’utilité publique rémunérés. Il existerait actuellement en Tchéquie environ 400 ghettos dans lesquels vit essentellement la minorité rom.


Enfin, je vous invite à tester vos connaissances sur la République tchèque et à répondre à la question du mois de mars qui est la suivante :

Comment s’appelait la structure étatique créée après le démembrement de la Tchécoslovaquie il y a 75 ans, le 16 mars 1939 ?

Parmi les bonnes réponses, six vainqueurs seront tirés au sort et recevront un prix. Envoyez vos réponses avant la fin du mois à l’adresse suivante : cr@radio.cz.