Apprendre le tchèque à Prague

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Chaque été, Prague accueille des dizaines de jeunes étrangers qui veulent apprendre le tchèque ou approfondir leur connaissance déjà acquise de la langue.

C’est en beauté et en solennité que s’est déroulée samedi matin, dans le bâtiment historique du Carolinum, la cérémonie d’ouverture de l’Ecole d’été d’études slaves qui propose des cours sur la langue et la civilisation tchèques à des étudiants étrangers. Cette année, ils sont près de deux cents à profiter de cette possibilité qui leur est offerte par l’Université Charles. Le doyen de la Faculté des lettres, Michal Stehlík, estime que le succès de l’Ecole qui en est à sa 52ème année, ne s’explique pas seulement par un intérêt purement linguistique. La langue est, selon lui, aussi, un moyen de connaître mieux l’histoire et la culture du pays. Il explique :

« Comme le veut la tradition, le plus grand nombre d’intéressés se recrute dans les pays voisins, en Autriche ou en Allemagne, beaucoup de gens viennent aussi de pays de l’Est comme la Russie ou d’Europe centrale. Si la structure des étudiants est assez traditionnelle, nous pouvons constater cette année un phénomène nouveau, soit la venue d’un plus grand nombre que jamais d’étudiants d’Espagne et de pays d’Amérique latine. A présent, ce projet s’étend sur quatre continents, il a donc un retentissement mondial ».

Comme chaque année, on trouve parmi les participants à l’Ecole d’été d’études slaves, aussi, plusieurs jeunes Français.

« Je m’appelle Nicolas Richard, je suis étudiant en doctorat. A l’Ecole d’été d’études slaves je vais suivre des cours intensifs de tchèque. J’ai une double motivation, d’abord me perfectionner en tchèque, puisque j’en ai besoin pour les études, et puis découvrir la civilisation de ce pays grâce à l’organisation qui nous offre beaucoup de conférences, de voyages et d’expéditions. J’ai déjà étudié ici le tchèque pendant une année, puisque j’ai suivi des études d’histoire ici dans le cadre du programme Erasmsus. Il y a aussi dans le groupe un certain nombre de Français, mais il faut bien se garder de parler français, puisque nous sommes ici pour apprendre le tchèque. Le niveau de ma connaissance de la langue tchèque est à présent très moyen, mais grâce à ce stage intensif, j’espère faire un bond en avant absolument phénoménal. J’ai besoin de connaître le tchèque pour lire les travaux des historiens tchèques et donc le mieux on le parle, plus vite on lit et mieux c’est ».

L’Ecole d’été d’études slaves qui a préparé pour ses participants également d’intéressants programmes d’accompagnement, dure un mois.