Confirmation des bonnes relations tchéco-allemandes

Joschka Fischer et Milos Zeman, photo: CTK

La visite du ministre allemand des Affaires étrangères, à Prague, vient de confirmer la qualité des relations entre l'Allemagne et la Tchéquie. Alain Slivinsky.

Joschka Fischer et Milos Zeman, photo: CTK
Un proverbe arabe dit « Les chiens aboient, la caravane passe ». On pourrait l'employer dans le cas des relations tchéco-allemandes. Nous ne nous étendrons plus sur les déclarations du Premier ministre tchèque, Milos Zeman, à l'adresse de Yasser Arafat, qui les ont quelque peu envenimées, ces derniers temps, car nous en avons assez parlé. Le chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, s'est efforcé d'effacer la légère discorde entre Berlin et Prague.

« Nous ne pouvions imaginer que notre partenaire, notre voisin et futur membre de l'Union européenne émettrait une opinion radicalement différente de celle de l'Union européenne ».

Il s'est déclaré satisfait du fait que les déclarations du Premier ministre, source d'un scandale international, avaient trouvé une explication. Pourtant, en ce qui concerne la visite, à Prague, du Chancelier Gerhard Schröder, au mois de mars, Joschka Fischer a indiqué que ce dernier avait l'habitude de se prononcer lui-même, sur ses voyages à l'étranger. Lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie tchèque, Jan Kavan, il a été constaté que les relations tchéco-allemandes étaient à un niveau tel, qu'elles pouvaient facilement résister à certaines turbulences. Ces relations restent basées sur la Déclaration commune tchéco-allemande, de 1997. Ceci a, de nouveau, été mis en relief, lors de la rencontre de Joschka Fischer avec le Premier ministre, Milos Zeman, quand le ministre allemand a insisté sur le fait que Berlin refusait toujours le principe de culpabilité collective et le transfert d'après-guerre des Allemands des Sudètes. Joschka Fischer a profité de sa visite, à Prague, pour confirmer que Berlin ne conditionnait pas l'adhésion de la Tchéquie à l'Union européenne par la question de la centrale nucléaire de Temelin.