Daniel Cohn-Bendit à Prague pour soutenir les Verts

Daniel Cohn-Bendit, photo: CTK

Daniel Cohn-Bendit était à Prague ce mercredi pour soutenir la campagne du parti écologiste, Strana zelenych. Un soutien important pour les Verts tchèques, qui comptent bien donner raison à tous les récents sondages et franchir pour la première fois la barre des 5%.

Daniel Cohn-Bendit, photo: CTK
"J'ai essayé d'expliquer aujourd'hui que la dimension sociale et écologique, c'est-à-dire l'écologie politique, est une nécessité en politique, déclarait Daniel Cohn-Bendit après la discussion organisée pour sa venue dans une salle du quartier de Vinohrady. C'est pour cela que nous voyons l'importance de l'émergence des Verts en Tchéquie comme la démonstration que l'écologie politique n'est pas seulement un luxe de l'Ouest mais une nécessité aussi dans les anciens pays communistes. Donc pour nous la possibilité d'une percée des Verts tchèques est extrêmement encourageante".

Le soutien de personnalités comme Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des verts au Parlement européen, peut-il avoir une réelle influence sur les électeurs, à une semaine du scrutin ? Difficile de dire si l'effet est garanti, mais une chose est sûre : cette stratégie de campagne n'est pas uniquement l'apanage des écolos. En quelques semaines, les leaders des principaux partis ont tous sorti de leur manchette un atout international. Mirek Topolanek de l'ODS a par exemple posé devant les caméras aux côtés de l'ancien Premier ministre britannique John Major, une des ses références dans le domaine économique.

Jiri Paroubek, le chef du gouvernement, a quant à lui réussi à faire venir notamment Gerhard Schröder et Tony Blair pour lui donner un coup de pouce. En terme de visibilité, l'impact n'est pas négligeable: la venue de 'Danny le Rouge' faisait la une du quotidien Hospodarske noviny jeudi matin.

Martin Bursik, photo: CTK
Le soutien du co-président du groupe des verts au Parlement européen arrive peut-être un peu tard, à une semaine seulement des élections, mais 'mieux vaut tard que jamais', doit penser le président des Verts, Martin Bursik, trop heureux de recevoir le soutien d'une personnalité européenne d'une telle envergure.

Jamais depuis la chute du communisme et sa création, en 1990, le parti des Verts n'a eu de représentants à la Chambre des députés. Aux dernières élections de 2002, il a reccueilli 2,4% des voix. Strana Zelenych est en revanche représenté au Sénat par l'ancien journaliste Jaromir Stetina depuis 2004, élu sur sa liste mais en tant qu'indépendant.