Daniel Kohn-Bendit à Prague

Daniel Kohn-Bendit à Prague, photo: CTK

Sur l'invitation de la fondation Heinrich Böll et le Parti de verts, Daniel Cohn-Bendit, président du club des Verts au Parlement européen, journaliste, et porte- parole des étudiants lors des événements de mai 68 en France, est arrivé à Prague pour plaider en faveur de l'idée d'un avenir commun en Europe unie. Il a confié au micro d' Astrid Hofmanova.

Daniel Kohn-Bendit à Prague, photo: CTK
Cohn-Bendit est venu discuter avec le Parti des Verts tchèques qui se présente aux législatives de juin, pour essayer de le renforcer et pour voir comment ont peut, à long terme, renforcer les partis verts en Europe entière.

En automne, M. Cohn-Bendit envisage d'organiser à Prague une conférence internationale sur la Seconde Guerre mondiale et ses résultats. Parmi les thèmes majeurs, il y aura les décrets du Président Benes. M. Cohn-Bendit estime que la manière dont on mène le débat sur ce thème est très nuisible. L'objectif de la conférence est donc d'arriver à une déclaration européenne sur tout ce qui concerne la guerre, pour qu'il y ait une interprétation commune en ce qui concerne les crimes avant, pendant et après la guerre et pour que l'Europe dépasse les conceptions nationales et les blessures nationales liées à la fin de la guerre. Quant aux décrets du Président Benes, ceux-ci ont été abolis de fait, selon Cohn-Bendit, lorsque la République tchèque a intégré la Charte des droits de l'homme. Elle a dit ainsi que la loi qui contredit cette déclaration est caduque. C'est un débat virtuel complètement faux, car les décrets du Président Benes n'existent plus de fait. De l'autre côté il faut garantir que la demande des restitutions, elle aussi, est caduque. S'il reste des problèmes individuels à régler M. Cohn-Bendit croit que la démocratie tchèque en Europe démocratique arrivera à les régler.

Quant à l'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne, M. Cohn-Bendit reproche aux hommes politiques tchèques de ne pas dire la vérité. Quant M. Klaus dit qu'il faut réduire l'Europe à un marché commun, c'est un mensonge. L'Europe est avant tout une garantie de la paix, c'est plus qu'un marché, c'est une communauté de valeurs et d'idées, c'est la mise en commun d'une politique sociale, étrangère, écologique commune.

Auteur: Astrid Hofmanová
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