Emploi : l’Etat veut aider les entreprises menacées par les sanctions russes

Ministère du Travail et des Affaires sociales, photo: Filip Jandourek

Ce mardi, le ministère du Travail et des Affaires sociales a publié les nouvelles conditions permettant aux entreprises d’avoir plus facilement recours au système appelé « Kurzarbeit ». Celui-ci doit permettre d’aider les sociétés tchèques qui pourraient être confrontées à des difficultés temporaires. Le « Kurzarbeit » implique que l’entreprise, en période de crise, continuera à verser à ses employés 60% de 90 % de leur salaire réduit, le reste étant pris en charge par l’Etat à condition que les employés continuent à suivre une formation.

Ministère du Travail et des Affaires sociales, photo: Filip Jandourek
Le programme surnommé « Kurzarbeit », selon un régime analogue appliqué en Allemagne, est une forme d’aide publique à l’emploi mise en place dès 2012. Elle vise à empêcher la suppression d’emplois tout en réduisant le temps de travail des employés. Si, à l’époque, le « Kurzarbeit » était en partie financé par les fonds européens, dans la nouvelle proposition du ministère du Travail et des Affaires sociales, il s’agit uniquement de subventions publiques. L’Etat pourrait donc prendre en charge jusqu’à 30% de 90% du salaire moyen de l’employé à condition toutefois que ce montant ne soit pas 1,4 fois supérieur à celui du salaire minimum. La somme versée ne dépassera donc pas 11 900 couronnes (432 euros) par employé.

Ce mardi, le groupe de travail interministériel a lancé un appel à la simplification de la procédure d’attribution de cette aide. Néanmoins, les syndicats craignent un abus de ce système par les employeurs. La Confédération tchéco-morave des syndicats a insisté pour que ce programme reste limité à des cas bien précis et à quatre situations particulières : les périodes de crise, les situations exceptionnelles comme les inondations, la restructuration de l’entreprise et les travaux saisonniers.

Le nouveau projet du ministère du Travail et des Affaires sociales sera débattu au conseil des ministres à la fin du mois d’août. Ensuite, le 4 septembre, il figurera à l’agenda des négociations tripartites entre le gouvernement, les employeurs et les syndicats.