Karel Havlicek Borovsky et son exil à Brescia

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Ce week-end, la ville de Bressone, en Italie est devenue le théâtre des festivités consacrées à l'écrivain et journaliste tchèque, Karel Havlicek Borovsky qui, il y a 150 ans, a passé son exil dans cette petite ville au pied des Alpes du Tyrol. Astrid Hofmanova.

Karel Havlicek Borovsky a passé trois années en exil. Ce séjour est le thème des manifestations culturelles organisées dans le cadre des festivités, y compris une exposition de ses oeuvres littéraires et de photographies que les visiteurs peuvent voir à l'hôtel Goldener Adler, jusqu'à la fin de ce mois.

Homme politique, écrivain et journaliste, Karel Havlicek Borovsky est né le 31 octobre 1821, il y a donc 180 ans. Grâce à ses nombreux séjours d'étude à l'étranger, il reçoit une vaste formation et de riches connaissances politiques et culturelles. Depuis la moitié des années quarante, Havlicek entre dans la vie publique; il rédige le quotidien Narodne noviny et devient député du Parlement tchèque. Partisan du courant libéral, il s'oppose à la monarchie habsbourgeoise, après l'avénement de la réaction de Bach, en 1849. Havlicek luttait pour la création d'une monarchie fédéraliste, en tant qu'une union des peuples égaux en droit.

Mais laissons parler notre collègue de la rédaction allemande, Marketa Maurova, qui a assisté aux festivités.

« Pour ses opinions politiques et ses activités de journaliste, il est traduit devant le tribunal. Il gagne le procès mais, demeurant persona non grata, il est arrêté est envoyé en exil, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1851.



A Bressone, Havlicek ne souffrait point d'une pénurie matérielle, il touchait une pension qui lui assurait un niveau de vie assez élevé, mais il souffrait sur le plan psychique. Pour affronter ces problèmes, il ne cessait d'écrire. Ainsi nous devons à son exil de Bressone la plus belle poésie satirique de la littérature tchèque, dont les recueils le Roi Lavra, le Baptême de saint-Vladimir et les Elégies tyroliennes ».

Après son retour de l'exil, Karel Havlicek Borovsky tombe malade de la tuberculose et meurt, en 1854.

Auteur: Astrid Hofmanová
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