La coopération tchéco-slovaque

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Rencontre à Prague entre les Premiers ministres tchèque et slovaque, Milos Zeman et Mikulas Dzurinda, pour une mise au point des relations entre les deux pays. Omar Mounir.

Milos Zeman et Mikulas Dzurinda
Les deux parties se sont félicitées, d'entrée de jeu, du bon état des relations entre Prague et Bratislava. Au plan de la coopération, elles envisagent un échange d'avions de combat tchèques de type L-159 contre du matériel d'artillerie slovaque, la formation d'unités communes dans le cadre de la KFOR au Kosovo, et même la création de bataillons communs tchéco-slovaco-polonais au sein de l'OTAN.

Les discussions ont aussi porté sur l'approfondissement de la coopération dans le cadre de l'accord de Visegrad, et les efforts d'intégration de la Slovaquie à l'Union européenne. Le Premier ministre tchèque souhaite que soit retouchée la politique de l'immigration, afin que les citoyens slovaques puissent travailler dans les régions tchèques à faible main-d'oeuvre. Les ministres de la Culture sont convenus d'organiser, à la fois dans les deux pays, pour octobre prochain, les "Journées tchécoslovaques", avec, notamment, un échange de représentations des deux théâtres nationaux. La télévision ne fut pas en reste. Les échanges de programmes seront plus importants. Mikulas Dzurinda s'est, cependant, plaint, à ce propos, d'une certaine prépondérance de la Tchéquie dans ce domaine.

N'ont pas non plus manqué, au menu de ce sommet, les séquelles de la partition et son interminable partage du patrimoine fédéral. Dans la région frontalière, Kasarna, des chalets tchèques sont construits sur un terrain slovaque appartenant en principe à la mairie de Makov et cédé récemment. La sommation faite aux Tchèques de quitter les lieux grince dans l'harmonie des rapports bilatéraux. Aussi, sur conseil des deux Premiers ministres, les parties se rencontrent-elles le 31 mai pour examiner les possibilités d'un arrangement à l'amiable.

Auteur: Omar Mounir
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