La réforme des finances publiques a fini par être adoptée mardi à la Chambre des députés

Photo: CTK

C'est à la majorité plus une voix que la Chambre des députés a adopté le projet de réforme des finances publiques avec lequel le cabinet Mirek Topolanek a lié son existence.

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L'adoption de la réforme n'a pas créé de surprise. Dès la matinée de mardi il était clair que non seulement deux anciens députés sociaux-démocrates déserteurs qui font dorénavant pencher la balance, Michal Pohanka et Milos Melcak, mais aussi les rebelles de l'ODS autour de Vlastimil Tlusty auxquels le chef du cabinet a promis d'accomplir leurs revendications, voteraient pour. Une seule voix a donc manqué à la coalition lors du vote du projet crucial, celle du député chrétien-démocrate Ludvik Hovorka pour lequel la réforme est inacceptable du fait qu'elle instaure des paiements chez le médecin même pour les enfants.

Des cris de désapprobation des syndicalistes rassemblés devant la chambre basse du parlement se sont faits entendre jusque dans la salle. Ici, l'opposition s'est jointe à leur protestation, en qualifiant la réforme de mauvaise et de nuisible aux classes moyennes et celles aux bas revenus. Le chef du parti social-démocrate Jiri Paroubek a même promis d'annuler tous les points controversés dès que son parti retournera au pouvoir. Pour le chef du cabinet, Mirek Topolanek, la réforme était inévitable :

Mirek Topolanek, photo: CTK
« Nous avons fait un premier pas en vue d'améliorer non seulement les finances publiques mais aussi toute une série de points problématiques rencontrés par les citoyens dans la vie quotidienne ce qui sera l'objet des projets qui suivront. »

Les projets qui suivront concerneront la réforme des retraites et de la santé publique. Les changements déjà adoptés et qui entreront en vigueur le 1er janvier 2008 réduisent l'impôt sur les revenus des personnes physiques à 15%, et à 12,5% dès 2009, et l'impôt des personnes morales de 24 % actuels à 21%, puis à 19%, dès 2010. La réforme marque d'importants changements dans le domaine social, tels la baisse d'une prime de naissance et, aussi, des allocations familiales. Elle instaure les paiements pour les soins médicaux, variant entre 30 et 90 couronnes. Le taux de la TVA est porté de 5% à 9% ce qui fera augmenter le prix de certains aliments, notamment. L'impôt écologique aura aussi une répercussion sur la hausse des prix. Selon la coalition, la réforme est profitable à tous. Pour le leader syndical Josef Stredulka, ceux qui en profiteront le plus seront les électeurs de droite aux revenus trois fois plus élevés que la moyenne nationale :

« L'impact positif sera ressentie le plus dans la catégorie des revenus supérieurs à 72 000 couronnes où les effets de la réforme se multiplient. »

Par contre, les grands perdants, d'après lui, seront les personnes aux revenus non imposables.