La République tchèque devient Etat membre de l’Agence spatiale européenne

Photo: ec.europa.eu

La République tchèque est le premier des anciens pays communistes à avoir accédé à l’Agence spatiale européenne, ESA, ayant son siège à Paris. L’accord a été signé mardi à Prague, le même jour que l’accord tchéco-américain sur la défense antimissile.

Jean-Jacques Dordain et Mirek Topolánek, photo: CTK
« Il existe un certain lien entre les deux événements car dans ceux-ci il y va de la paix et de la sécurité » a estimé le Premier ministre Mirek Topolánek au moment de la signature de l’accord par lequel la RT devient membre à part entière de l’Agence spatiale européenne ce qui lui permet de participer aux recherches spatiales et au développement des services satellitaires et des communications:

« Nos chances, à l’avenir, c’est de créer un potentiel scientifique et de recherches et de faire partie des pays au potentiel d’innovation élevé. C’est pourquoi, nous soutenons les recherches aériennes et spatiales, le projet Galileo et l’installation d’une agence de Galileo sur le territoire de la République tchèque, à Prague, c’est pourquoi aussi nous avons demandé à devenir membre de l’ESA. »

Pour la signature du document par lequel la RT devient le 18e membre de l’ESA, son directeur général, M. Jean-Jacques Dordain, était présent à Prague. L’occasion de l’inviter au micro quelques minutes après :

Quels espaces s’ouvrent à la République tchèque avec cette signature ?

« C’est tout l’espace qui s’ouvre à la RT, mais je pense que la RT a été déjà engagée dans l’espace, elle a eu le premier astronaute – le premier astronaute européen est un citoyen tchèque et donc, elle ne découvre pas l’espace aujourd’hui. Mais en devenant Etat membre de l’Agence spatiale européenne, tout l’espace s’ouvre à elle et surtout elle va pouvoir coopérer avec les Etats membres de l’ESA pour, d’un coté, renforcer l’ESA, mais, d’un autre coté, bénéficier de la coopération avec les autres Etats membres notamment au niveau industriel et scientifique. »

Est-ce que cela l’aidera aussi à soutenir sa candidature pour l’installation du siège du système européen de navigation à Prague ?

« Oui je pense que ce sera un atout supplémentaire, en tout cas ce n’est pas l’Agence spatiale européenne qui choisit le lieu de l’établissement de l’autorité Galileo, c’est à l’UE, mais je pense que le fait d’être Etat membre de l’ESA est d’avoir un accord de sécurité est un atout supplémentaire pour la candidature de la RT. »

Quelle pourrait donc être la participation concrète de la RT aux travaux de l’ESA ?

« La RT contribue déjà à un certain nombre de projets d’ESA, notamment aux projets scientifiques : il y a aujourd’hui des scientifiques tchèques qui sont à bord des grandes missions scientifiques de l’ESA et notamment de celles que l’on prévoit vers la planète Mercure. Il y a aussi des scientifiques tchèques à bord du satellite Envisat qui est le plus grand satellite dédié à l’environnement. La RT est donc déjà engagée dans les activités de l’ESA mais je pense qu’en devenant Etat membre elle aura maintenant accès à tous les programmes et notamment aussi aux programmes qui sont liés aux activités commerciales et des programmes, ce sont les télécommunications et les services de lancement. Et donc je pense qu’elle va élargir ses perspectives et notamment d’un point de vue technologique, nouvelles technologies, économie, création d’emploi. »