L'après pétition contre Temelin

Pétition « Veto à Temelin » (Photo: CTK)

Presque un million de signatures des Autrichiens, sous la pétition « Veto à Temelin ». Détériorations des relations tchéco-autrichiennes. Force est de se demander : et après ? Alain Slivinsky vous présente les réponses à cette question.

Pétition « Veto à Temelin » (Photo: CTK)
Pour Jörg Haider et le Parti libéral autrichien, les signatures de 915 220 électeurs autrichiens, sous la pétition contre Temelin, mais qui était, en réalité une pétition contre l'entrée de la Tchéquie à l'Union européenne, représentent un succès. En effet, le Parlement autrichien devra examiner les revendications formulées dans cette pétition, car plus de 100 000 électeurs l'ont signée. Le Chancelier Wolfgang Schüssel peut donc s'attendre à une certaine pression de la part des libéraux, membres de la coalition gouvernementale avec le parti populaire, pour la résiliation des accords conclus avec la Tchéquie, sur la centrale nucléaire de Temelin. Pourtant, le parti populaire et les formations de l'opposition affirment qu'ils refuseront d'accepter le veto contre la Tchéquie. Les milieux officiels autrichiens assurent que toute l'affaire, déclenchée par cette pétition, n'aura pas de conséquences majeures sur l'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne ou sur les relations entre la Tchéquie et l'Autriche. C'est aussi l'avis du ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kavan. Selon lui, pourtant, les invectives qui ont été échangées entre Jörg Haider et le Premier ministre, Milos Zeman, ne sont pas qu'un orage passager. La situation est plus grave, il est nécessaire que la vague d'émotion retombe. D'après le chef de la diplomatie tchèque, une détérioration durable des relations tchéco-autrichienne n'est pas à l'ordre du jour. Jan Kavan, à l'égard des déclarations du Premier ministre, Milos Zeman, qui étaient assez volontaires, indique : « Ces derniers temps, nous avons dû entendre, à notre sujet, des paroles qui demandaient, vraiment, une réponse. Monsieur le Premier ministre a donc répondu ». Jan Kavan a encore expliqué que le chef du gouvernement tchèque avait réagi aux déclarations de Jörg Haider, parce que celui-ci était une personnalité importante, mais que ses réponses ne représentaient pas une déclaration officielle. Le Premier ministre admet que cette pétition ne fera pas du bien aux relations tchéco-autrichiennes, mais il affirme : « C'est un référendum sur un sujet qui ne se trouve pas sur le territoire souverain autrichien, mais sur le territoire tchèque. Les Autrichiens n'ont pas le droit de discuter du destin de Temelin ». De son côté, l'opposition tchèque critique la prise de position du Premier ministre, sa politique de la force qui pourrait compliquer les relations entre la Tchéquie et l'Autriche.