L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques fête ses 10 ans à Paris

L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques en France va célébrer dans quelques semaines son dixième anniversaire. Entretien pour l’occasion avec Iva Stejskalová, qui préside cette association depuis cinq ans :

Iva Stejskalová | Photo: Site officiel de L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques

« Hélas depuis environ un an et demi le bilan à cause de la pandémie est quasiment nul, à part quelques pique-niques sur le Champ de Mars. On a un membre de l’association qui organise des soirées informelles appelées Česká hospoda. Pendant l’été cela prend la forme de pique-niques, sinon c’est dans un bar qui sert aussi de la bière tchèque. On essaie de trouver des prix intéressants pour les étudiants. »

Avant le coronavirus, aviez-vous réussi à développer cette association comme vous le vouliez ?

« Quasiment… On a toujours quelques soucis avec les lieux où organiser nos événements. Ce n’est pas évident à Paris. On essaie de coopérer avec le Centre tchèque mais il a également son propre programme donc c’est compliqué de trouver des dates. Avant la pandémie, nous avions trouvé un très bon bar dans le centre près de Châtelet avec une offre intéressante pour nous. On y a organisé des soirées, notamment en 2019 pour fêter les 30 ans de la révolution de Velours et c’était très réussi. Ensuite on voulait célébrer la Pâque tchèque, en mars 2020, malheureusement le covid est arrivé. J’espère qu’en septembre on pourra recommencer à organiser des soirées ! »

Combien êtes-vous dans l’organisation ?

« On a actuellement peu de membres – ces deux dernières années beaucoup de personnes de l’association ont quitté la France. Mais je pense qu’on devrait bientôt avoir de nouveaux membres et on va organiser des petites sorties dans Paris, pour découvrir des endroits et déguster des spécialités locales. On a également des soirées informatives deux fois par an à l’ambassade tchèque, où on explique comment surmonter quelques difficultés à l’arrivée : logement, sécurité sociale, internet, forfait mobile, etc. On a beaucoup de demandes, il faut avouer que c’est un peu difficile en France, surtout à Paris. »

Que préparez-vous pour célébrer le dixième anniversaire de votre association ?

Photo: L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques

« On va se réunir bientôt pour en parler, parce qu’à cause du covid on ne sait pas vraiment ce qui va se passer. On va commencer avec des petites soirées puis voir si on peut faire quelque chose pour la Saint-Nicolas (Mikuláš) et Pâques. Peut-être que Pâques ce sera possible parce que c’est en avril, mais pour la Saint-Nicolas ça va arriver bientôt et rien de sûr… »

Ces fêtes traditionnelles sont-elles importantes pour les Tchèques expatriés ?

« Très importantes ! On organise la Saint-Nicolas depuis 2013 avec plus d’une centaine de participants. Même chose pour Pâques, avec un peu moins de monde. Il faut qu’on trouve un lieu car le bar dont je parlais ne peut accueillir plus d’une soixantaine de personnes. »

Vous êtes vous-même arrivée en France à l’occasion d’un échange Erasmus – c’est à ce moment-là que vous avez rejoint l’association ?

Photo: L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques

« Je suis arrivée en 2010 et je crois que j’ai rejoint l’association début 2012, à une période où les groupes de Tchèques et Slovaques se créaient sur Facebook. J’étais revenue en Tchéquie quatre mois pour terminer mon école. Ensuite je suis venue à Paris pour un stage dans un service juridique. Rentrée pour terminer mémoire, je suis revenue ici en 2013 et actuellement je travaille dans l’assurance en dommages corporelles, même si ma spécialité est le droit médical, côté professionnels de la santé. Et en 2016, j’ai pris la présidence de cette association.»

Parmi les membres de l’association, y a-t-il un profil type ?

Photo: L'Association des étudiants et de jeunes professionnels tchèques

« En général ce sont des jeunes qui viennent en Erasmus, ou des scientifiques qui viennent après leur master pour un doctorat. Ce sont surtout des jeunes diplômés ou en cours de l’être – très peu de gens qui viennent pour être au-pair ou pour travailler. Beaucoup de juristes, économistes, chercheurs, ingénieurs… »

Restent-ils en France pour leur vie professionnelle ensuite ?

« Certains oui, mais il y en a plusieurs par an qui partent et c'est triste de voir des amis partir… »

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