Le bilan d'un an de Jiri Paroubek

Jiri Paroubek, photo: CTK
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Il y a un an, le 25 avril 2005, Jiri Paroubek a pris la tête du gouvernement social-démocrate. Mardi, il a dressé le bilan de sa politique.

Jiri Paroubek, photo: CTK
Jiri Paroubek est le troisième chef du gouvernement social-démocrate depuis les élections de 2002. Il a été ministre de l'Aménagement du territoire au sein du gouvernement précédent de Stanislav Gross, qu'il a remplacé dans ses fonctions après que ce dernier ait été contraint de démissionner en raison d'un scandale lié au financement de l'achat de son appartement privé.

Homme politique « action », Jiri Paroubek est parvenu à embellir en trois mois l'image compromise du cabinet et du Parti social-démocrate. Sa cote de popularité n'a cessé de monter jusqu'en janvier dernier, depuis elle accuse une baisse. Il y a un an, Jiri Paroubek s'est fixé pour priorité le bien-être des citoyens. Ce mardi, il a affirmé que la déclaration programme avait été accomplie. Selon lui, le meilleur de ce que le cabinet a réussi a été la croissance économique, l'accroissement du niveau de vie et l'affermissement de la paix sociale.

Une année au pouvoir de Jiri Paroubek : comment est-elle vue par les commentateurs de la vie politique tchèque... D'abord par Petr Holub, chroniqueur politique pour le serveur aktualne.cz :

« Si je devais résumer en une phrase, depuis la période de transformation économique sous le gouvernement Klaus, le Premier ministre a fait passer plus de lois importantes que tous les précédents chefs du gouvernement. Et il a réussi à le faire en un an. »

Après un départ en fanfare dans les sondages, arrivé à la tête du gouvernement dans une période de grave crise pour la social-démocratie, la cote de popularité s'essouffle avec le temps, et à l'approche des élections. Petr Holub :

« Je pense que pour Jiri Paroubek, la stratégie de base qu'il emploie depuis le mois de juin dernier consiste à attaquer le premier. Si les politiques ou les médias critiquent le Parti social-démocrate, alors il adopte une posture d'opposition, il choisit l'attaque contre toutes ses critiques. Cette stratégie a longtemps payé, mais maintenant, en période de campagne, cela ne semble plus être aussi efficace, peut-être parce que les électeurs ont tendance à se tourner vers ceux qui sont plus calmes et plus conciliants. Et force est de constater que pour l'heure, ils le sont davantage dans l'opposition, à l'ODS. »

Alors Jiri Paroubek parviendra-t-il à maintenir le Parti social-démocrate au pouvoir ? Certains en doutent fortement, comme Martin Komarek, éditorialiste au quotidien MF Dnes :

« Personnellement, je ne pense pas qu'il puisse y parvenir parce qu'un seul homme ne peut tout faire pour l'ensemble du parti. Et selon moi, ce parti social-démocrate n'existe pas de facto aujourd'hui. »