Le géant de l’électricité ČEZ voit son bénéfice net en hausse au premier trimestre

Photo: Filip Jandourek, ČRo

Le géant de l'électricité tchèque ČEZ, a annoncé mardi une hausse d'un tiers de son bénéfice net au premier trimestre par rapport à la même période en 2015, à 10 milliards de couronnes (soit 370 millions d'euros). Des chiffres prometteurs pour l’entreprise contrôlée par l’Etat et ce, en dépit des prix toujours faibles de l’électricité par rapport à ceux d’il y a un an.

Photo: Filip Jandourek, ČRo
La hausse du bénéfice net de l’entreprise est le résultat d’une stratégie commerciale réussie sur le marché de gros (avec 1,1 milliards de couronnes de plus que l’an dernier) et des ventes de l’énergie aux clients finaux, a annoncé le directeur général du groupe, Daniel Beneš.

« Le premier trimestre s’est avéré bon, contre toute attente, et ce, malgré de nombreux facteurs en défaveur de ČEZ comme une météo moins favorable, une baisse interannuelle des prix de vente de l’électricité et les arrêts prolongés du fonctionnement de la centrale nucléaire de Dukovany, »» estime pour sa part l’analyste Petr Hlinomaz. Il ajoute toutefois que ces arrêts ont été de moindre importance que prévu au premier trimestre : « C’est peut-être un des faveurs positifs qui a aidé aux bons résultats. »

Dans l’ensemble, les analystes ont donc accueilli cette annonce avec une note de scepticisme. Bien que les résultats du premier trimestre aient l'air très bons à première vue, ils sont dus à des facteurs volatils (le compte propre, l'évolution favorable des taux de change), a estimé Tomáš Sýkora, l'analyste en chef de la banque d'investissement Patria Finance basée à Prague.

Les revenus du groupe ont baissé d'environ 4%, à 52 milliards de couronnes, au premier trimestre de l'année et la production de l'énergie a reculé de 5%, suite notamment aux arrêts de fonctionnement des deux centrales nucléaires de Dukovany et Temelín.

En ce qui concerne les marchés extérieurs, ČEZ continue de chercher de nouvelles possibilités d’expansion en Allemagne. Le groupe a également un œil sur les centrales thermiques et électriques qu’EDF cherche à vendre en Pologne. Ces centrales représentent en effet 10% des capacités énergétiques du pays et 15% de son approvisionnement thermique.