Le gouvernement a adopté une position à l'égard du Traité constitutionnel européen

Fin des désaccords au sein de la coalition gouvernementale tchèque en ce qui concerne le Traité constitutionnel européen : la position commune trouvée par les leaders des trois partis de coalition vient d'être officiellement présentée par le chef du cabinet.

Tout récemment encore, les attitudes des trois partis de la coalition sur le Traité constitutionnel divergeaient. Le Parti civique démocrate, ODS, n'a jamais caché qu'elle n'était pas favorable à l'idée d'une Constitution européenne, tandis que les Verts et les chrétiens-démocrates se sont toujours définis comme ses partisans. L'attitude réservée, sinon nettement négative du chef du cabinet Mirek Topolanek s'est manifestée notamment lors des préparatifs du texte de la déclaration de Berlin pour le 50e anniversaire du Traité de Rome : Prague refusait qu'elle fasse mention de la Constitution et de l'horizon 2009 comme une échéance de son adoption. L'entente à laquelle la coalition gouvernementale tchèque est parvenue, cette semaine, compte sur l'existence d'un Traité constitutionnel, à l'avenir également, bien que sous certaines réserves : le principale est que son adoption soit terminée au plus tard en 2009, donc encore avant la présidence tchèque de l'UE, et que le mot « constitution » ne figure pas dans son appellation, ce qui était une condition de l'ODS. On écoute son chef Mirek Topolanek :

Mirek Topolanek, photo: CTK
« Le nouveau traité ne devrait pas employer une symbolique quasi-constitutionnelle, telle que le terme constitution ou le titre de ministre des Affaires étrangères de l'UE... »

Le vice-premier ministre aux Affaires européennes, Alexandr Vondra, a accueilli l'accord trouvé par les propos suivants :

« Il y a un espace qui permettra de rouvrir le débat sur certains points litigieux. »

Si la coalition gouvernementale affiche sa satisfaction avec cet accord, l'opposition le qualifie de peu concret et de victoire de l'ODS. Jan Hamacek, du parti social-démocrate et chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères :

« Le parti chrétien-démocrate et le parti des Verts n'ont fait qu'appuyer l'attitude de l'ODS. »

La position du cabinet à l'égard de la Constitution européenne sera discutée encore dans le courant du mois d'avril à la Chambre des députés. Jusqu'à présent, le document a été ratifié par 18 des 27 pays membres de l'UE.