L’école à distance se poursuit pour la majorité des élèves tchèques

Photo illustrative: Alexandra Kochová/Pixabay, CC0

Comme annoncé avant les fêtes de Noël par le ministre de l’Education, la majorité des classes dans les écoles sont restées fermées ce lundi en République tchèque, pour endiguer la propagation du coronavirus. Une situation qui inquiète les enseignants, en particulier ceux qui préparent leurs élèves à des examens.

La situation n’est pas nouvelle pour environ un million et demi d’élèves et étudiants confrontés au défi de l’enseignement à distance pour la première fois en mars 2020. De nouveau fermées à la mi-octobre, les écoles ont progressivement rouvert leurs portes fin novembre, pour être à nouveau fermées le 18 décembre, pour des vacances de Noël prolongées.

Photo illustrative: Lenka Žižková
Face à la nouvelle flambée de cas de Covid-19, le gouvernement a rapidement annoncé que seuls les élèves des deux premières classes du primaire retrouveraient les bancs de l’école le 4 janvier, ainsi que ceux qui fréquentent les maternelles et les écoles dites spéciales, destinées aux élèves possédant un léger handicap mental. De même, plusieurs dizaines d’établissements dans tout le pays restent exceptionnellement ouverts, pour prendre en charge les enfants des professionnels de santé, des sapeurs-pompiers et autres employés mobilisés pendant l’état d’urgence.

Certains centres de loisirs accueillent eux aussi, à compter de ce lundi, des enfants scolarisés et veillent à leur enseignement à distance. Pavel Hojka dirige un centre de ce type à Holice, en Bohême de l’Est :

« Nous avions déjà pris les élèves en charge cet automne. C’était une première expérience pour nous. Cette fois-ci, nous sommes beaucoup moins stressés par la situation. Nous savons ce qu’il faut faire pour que tout se passe bien pour les enfants. »

Renata Schejbalová,  photo: ČRo Plus
En revanche, l’inquiétude monte chez les professeurs de terminales et des dernières classes de collèges. Ils sont nombreux à constater un déficit de connaissances chez les élèves en train de préparer  leurs examens. On écoute Renata Schejbalová, présidente de l’Association des lycées tchèques :

« Pendant pratiquement deux semestres, les bacheliers ne sont pas allés à l’école. On voit clairement que même si l’enseignement à distance est une alternative de qualité, il ne remplacera jamais les cours en présentiel. »

Michal Černý,  photo: Kateřina Součková,  ČRo

Président de l’Association des écoles primaires, Michal Černý estime, pour sa part, que les élèves seront capables de rattraper le retard pris pendant cette crise sanitaire :

« Je m’oppose à l’idée selon laquelle l’école à distance n’a aucun effet, que les enfants n’apprennent strictement rien. Je ne pense pas non plus qu’il soit nécessaire de redoubler, de manière générale, l’année scolaire en cours. »

Concernant le retour des élèves en classe, le ministre de l’Education, Robert Plaga, ne veut pour l’instant donner aucune date précise. Selon lui, tout dépendra de l’évolution de l’épidémie dans les jours et semaines à venir. En attendant, les enseignants devront résoudre un autre casse-tête : à savoir comment évaluer les performances de leurs élèves et, par conséquent, quelles notes inscrire, fin janvier, sur leurs bulletins.