Les échos du sommet de Nice

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Ce mardi, la presse tchèque fourmille de réactions des hommes politiques aux résultats du sommet de l'Union européenne. Rien de surprenant, elles sont en majorité très favorables. Magdalena Segertova en a choisi quelques-unes.

En effet, les doutes des représentants politiques tchèques concernant le succès de cette rencontre européenne de haute importance se sont dissipés. Le Président Vaclav Havel a favorablement accueilli le compromis, auquel avaient recouru les pays européens les plus forts lors du débat sur la réforme de l'UE. Il espère aussi que l'élargissement de l'Union aura lieu, comme prévu, avant juin 2004. Quant à la diplomatie tchèque, elle aussi est satisfaite. Son chef, Jan Kavan, juge positivement que plus aucun obstacle n'empêche les pays candidats d'adhérer à l'Union, à condition qu'ils remplissent toutes leurs tâches, bien sûr. Le fait de s'occuper de chaque pays candidat à part, d'examiner leurs progrès individuellement, est aussi particulièrement apprécié par le ministre tchèque des Affaires étrangères.

Les sénateurs, eux, se réjouissent des 12 mandats de la République tchèque au Conseil des ministres de l'UE, mais ils regrettent qu'à la différence des pays qui ont ce même nombre de voix, la Tchéquie ait obtenu deux mandats de moins au Parlement européen. Selon Michael Zantovsky, le plus critique des sénateurs, les résultats du sommet reflètent la situation réelle de l'Union européenne, où les intérêts nationaux l'emportent sur les intérêts européens. Le Président de la Chambre des députés, Vaclav Klaus, est d'ailleurs du même avis. "Que l'on soit d'accord ou pas et quoique certains rêvent toujours d'une disparition des nations et des états, les intérêts nationaux dominent et domineront l'Europe. Le sommet l'a montré plus que clairement est c'est très bien", a dit Vaclav Klaus aux journalistes.

Auteur: Magdalena Segertová
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