Miroslav Caban sur les toits des sept continents

Miroslav Caban, photo: CTK
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En parvenant, le 22 février dernier, au sommet du Mont Kosciuszko, point culminant de l'Australie avec ses 2229 mètres, Miroslav Caban est devenu le premier Tchèque de l'histoire à avoir réalisé « les 7 sommets », l'un des plus grands défis de l'alpinisme qui consiste à gravir les sept sommets les plus hauts des sept continents. Ces jours-ci, Miroslav Caban, à la tête d'une expédition de sept membres, se lance dans une autre aventure d'envergure. S'il venait à bout du Mont Everest pour la deuxième fois de sa carrière, il deviendrait le deuxième alpiniste au monde à avoir enchaîné les sept sommets en un an sans oxygène. Radio Prague l'a rencontré...

Miroslav Caban, photo: CTK
Le Mont Everest et ses 8850 m, en mai 2002, pour l'Asie, puis le Mc Kinley et ses 6194 m, en juin 2004 pour l'Amérique du Nord, l'Elbrouz et ses 5633 m, en juillet, pour l'Europe, le Kilimandjaro et ses 5894 m, pour l'Afrique, et le Vinson et ses 5140 m, pour l'Antarctique, en décembre 2004, l'Aconcagua et ses 6962 m, en janvier 2005, pour l'Amérique du Sud et, enfin, le Kosciuszko, pour l'Australie et l'Océanie en février dernier. C'est dans cet ordre, et en l'espace donc de deux ans et neuf mois, que Miroslav Caban a bouclé ce curieux et surprenant projet baptisé « La couronne de la planète ». « Son objectif est de gagner les plus hauts sommets de chaque continent, explique Miroslav Caban. Ce n'est pas simple à mettre en place, surtout lorsque vous entendez réaliser le programme sur un an. Cette notion de temps est importante et c'est pourquoi, en ce moment, je suis en train de préparer l'ascension du Mont Everest, et ce même si je suis déjà parvenu à son sommet. Mais c'était il y a plus de deux ans En fait, techniquement, les montagnes ne sont pas aussi diffciles à escalader que certains pourraient le penser. Je dirais que les principaux obstacles se situent au niveau de l'organisation. Par exemple, la préparation pour le Mont Vinson, plus haut sommet de l'Antarctique, a été particulièrement compliquée puisqu'elle a duré pas moins d'un an. »

Le Mont Everest
Lors de sa première ascension de l'Everest, Miroslav Caban était parvenu au sommet par son versant nord, côté tibétain, très rocailleux. Cette fois-ci, c'est donc par l'autre face sud, au Népal, recouverte de glace, que l'alpiniste tchèque se lancera à la conquête du toit du monde. Mais avant de s'envoler pour l'Himalaya, nous avons demandé à Miroslav Caban ce que cela représentait pour lui d'être le premier Tchèque à avoir conquis « Les 7 sommets ». « Je ne sais », a-t-il d'abord répondu, avant de poursuivre : « ce que je recherche avant tout dans ces défis, c'est la satisfaction physique, parce que c'est un effort que j'aime. Pour ce qui est du fait d'être premier, je mentirais si j'affirmais que cela ne fait pas plaisir. Mais il ne faut pas s'arrêter là, parce que la vie continue. Voilà donc pourquoi toute mon attention est désormais concentrée sur la préparation à l'ascension du Mont Everest. Je ne pense donc plus au fait que je suis le premier homme en République tchèque à avoir réalisé « Les 7 sommets ». C'est du passé et mes pensées sont déjà tournées vers l'avenir. »

Vous pourrez écouter la suite de l'entretien avec Miroslav Caban, lundi et mardi prochains, dans notre rubrique sportive.