En quête d’un monde libre : portraits de huit émigrées tchécoslovaques en France

Cet automne, Radio Prague Int. vous a présenté le podcast « Destins d’émigrées » consacré au femmes qui ont quitté la Tchécoslovaquie communiste des années 1960-1970 pour la France.

Trente-six ans après la révolution de Velours, huit d’entre elles qui, aujourd’hui encore, vivent dans différentes régions de France, ont raconté leur histoire au micro des journalistes Marie Sýkorová et Magdalena Rejžková, elles-mêmes installées respectivement à Paris et à Marseille.

Dans cette émission, nous vous proposons des extraits de ces entretiens.

On commence par Lenka Boková, devenue, au fil des années, une des figures majeures de la vie culturelle et sociale d’Avignon.

Issue d’une famille franco-tchèque, la musicologue Alena Parthonnaud a pu s’installer à Paris 1978, tandis que ses parents sont restés en Tchécoslovaquie.

« À quatorze ans, je savais déjà que je ne pourrais pas vivre en Tchécoslovaquie », nous a confié Florianna Kudrnová, née elle aussi d’une mère française et d’un père tchèque qui ont vécu, avant et après l’arrivée au pouvoir du régime communiste, dans la région de Plzeň.

Originaire d’Olomouc, Olga Moris a quitté la Tchécoslovaquie à peine deux mois après l’invasion soviétique d’août 1968, pour épouser son petit ami Jacques quelques mois plus tard, à Paris. « Je ne me suis jamais sentie comme une émigrante. Je ne suis pas restée en France pour des raisons politiques, c’était une question d’amour et de famille », affirme-t-elle.

Meilleure amie tchèque d’Olga Moris, Jiřina Bystrická nous a raconté, elle aussi, son parcours dans le podcast « Destins d’émigrées ». Elle a toujours été très active au sein du Sokol de Paris, de même que son mari, devenu président de cette organisation sportive, culturelle et patriotique dans la capitale française. Le couple a été abonné à Svědectví (Témoignage), la plus importante revue de l’exil tchécoslovaque fondée et dirigée à Paris par l’éminent journaliste tchèque Pavel Tigrid.

Installée dans la région de Marseille, où elle a fondé un théâtre de marionnettes, Věra Fichant a dû, comme toutes nos interlocutrices, relever le défi de l’éducation bilingue de ses enfants. Elle nous raconte son expérience.

Vlasta Voskovec a quitté une première fois la Tchécoslovaquie après l’arrivée des chars russes en 1968 et s’est installée à Paris où elle a étudié aux Beaux-arts. Jugée, condamnée, puis graciée par le régime communiste, elle est revenue à Prague après y avoir rencontré son futur mari Prokop Voskovec, poète signataire de la Charte 77, avec lequel est finalement repartie en France, pour échapper à la répression. Elle nous explique dans quel contexte ils se sont rencontrés.

Traductrice, enseignante et informaticienne, Marcela Maftoul est une femme à plusieurs casquettes. Installée en France, avec son mari, depuis 1978, elle partage, ces dernières années, sa vie entre Grenoble et Prague, où elle organise des ateliers d’autohypnose.


Radio Prague Int. prépare la suite de cette série pour 2026.  

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