Partis et syndicats mobilisés pour le 1er mai

1er mai dans le centre de Brno, photo: ČTK

Les principaux partis de gauche, sociaux-démocrates et communistes, ainsi que les syndicats ont célébré comme de tradition le 1er mai, journée internationale des travailleurs, avec une idée commune : améliorer les salaires. D’autres formations politiques, telles que le mouvement ANO et le parti ODS, tenaient également des stands durant la journée, tandis que quelques centaines de militants d’extrême-droite se sont rassemblés dans le centre de Brno, autant que le nombre de leurs opposants.

Les communistes à parc des expositions à Prague, photo: Štěpánka Budková
Le parti communiste de Bohême et Moravie (KSČM), donné troisième des sondages à l’approche des législatives, organisent chaque année toute une série d’événements pour le 1er mai. Le principal se déroule au parc des expositions à Prague, où le vice-président du parti, Jiří Dolejš, a appelé dans un discours à la lutte par la solidarité contre le capitalisme, la pauvreté et les politiques de mise en concurrence. « La solidarité entre les gens n’est pas un luxe mais une nécessité, la taxation du grand capital n’est pas une punition », a-t-il notamment déclaré.

Jiří Dolejš n’a épargné ni le parti social-démocrate, ni le mouvement ANO, les deux principales formations de la coalition gouvernementale, rivales à l’approche des prochaines élections. Selon lui, la République tchèque ne doit pas être gouvernée ni par « un chef » ni par « une firme ».

 Bohuslav Sobotka  à Vyškov, foto: ČTK
Des déclarations qui n’ont pas perturbé les rassemblements sociaux-démocrates. A Vyškov, en Moravie du Sud, le premier ministre Bohuslav Sobotka a indiqué qu’il souhaitait une augmentation du salaire minimum brut de 11 000 couronnes à 12 200 couronnes (de 408 à 453 euros). A Prague, sur l’île Střelecký, la ministre du Travail et des Affaires sociales, Michaela Marksová, a confirmé qu’elle ferait la proposition formelle. Cela permettrait au salaire minimum tchèque, l’un des plus faibles au niveau européen, de franchir le seuil des 40% du salaire moyen et de satisfaire les syndicats qui demandent une hausse à 12 500 couronnes à partir de l’année prochaine.

1er mai dans le centre de Brno, photo: ČTK
La confédération tchéco-morave des syndicats (ČMKOS), la plus grande centrale syndicale du pays avec plusieurs centaines de milliers de membres, avait pour sa part appelé à nouveau à un rassemblement au château de Špilberk, qui domine la ville de Brno. Les syndicalistes ont entre autres discuté de la question de la réduction du temps de travail.

Brno, c’est aussi là que des militants d’extrême-droite avaient décidé de manifester. Ils étaient quelques centaines sur la place Svobody, c’est-à-dire autant que leurs opposants, réunis en musique et avec des danses. Cela n’a pas été suffisant pour adoucir les mœurs et la police a dû intervenir pour faire cesser les accrochages entre les deux parties en présence.