Pas de réponse du sommet de l'UE sur le siège du système de navigation européen Galileo

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La République tchèque a présenté sa candidature pour que sa capitale Prague devienne l'hôte du siège du système de navigation européen, Galileo, qui devrait devenir le concurrent du GPS. Le Premier ministre, Mirek Topolanek, comptait profiter du sommet de l'UE à Bruxelles pour appuyer cette candidature.

Mardi dernier, les ministres des Transports des pays membres de l'Union européennes étaient réunis à Bruxelles pour discuter du siège du système de navigation européen, Galiléo. Lors de cette réunion déjà, les anciens membres ont laissé entendre qu'ils ne comptaient pas tellement respecter leur engagement de la fin de l'année 2003, tout juste avant l'entrée de dix nouveaux pays dans l'Union européenne. Il avait été convenu que ces nouveaux membres seraient les hôtes des nouvelles institutions ou agences européennes. Onze pays ont présenté leur candidature pour le siège de Galiléo, mais seulement trois nouveaux membres : la République tchèque, la Slovénie et Malte. Dans les milieux européens, le bruit courait que Prague avait des chances d'accueillir le siège de Galiléo, en dépit du fait même que pour le péage des camions, elle avait choisi un système à micro-ondes au lieu du satellite. Le Premier ministre, Mirek Topolanek, planifiait de soulever une discussion sur cette question à son premier sommet européen. Pour cela, au début de celui-ci, il a remis une lettre concernant la candidature de Prague pour Galiléo au Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, qui assure la présidence de l'Union. Il y insistait sur l'engagement pris par les Etats de l'Union en 2003. Mirek Topolanek :

Mirek Topolanek, photo: CTK
« Il est évident que les anciens membres n'ont pas respecté leur engagement du mois de décembre 2003. Les nouvelles agences de l'Union devaient être implantées justement dans les pays qui étaient devenus de nouveaux membres de l'Union européenne tout juste après que cet engagement ait été convenu. »

Dans la lettre, le Premier ministre tchèque constate aussi que les anciens membres font preuve d'une certaine méfiance à l'égard des nouveaux membres, ce qui prouve l'existence de certaines barrières dans l'Europe élargie. La présidence finlandaise a recommandé de ne pas ouvrir ce thème au sommet, mais Mirek Topolanek est resté sur sa position. Paradoxe : lorsque les Britanniques et les Finlandais ont commencé à citer des passages de la lettre, la délégation tchèque s'est confinée dans le silence. Le Premier ministre, rappelé à Prague par ses obligations concernant la formation du gouvernement, avait déjà quitté la capitale belge...