Petits bonheurs fugaces (II)...

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« Mon dernier petit-fils, cinq ans, debout au milieu du jardin, envoie des bisous vers le ciel ! A son papa intrigué, qui lui demande ce qu'il fait, il répond : " J'envoie des bisous dans les nuages pour que le vent les pousse chez mamy. " Mamy très émue par cette jolie histoire, vous vous en doutez, a fait savoir à son petit-fils que chez elle, il pleut des bisous... » La semaine dernière, nous avions conclu notre courrier avec la présentation de petits bonheurs fugaces que nous a récememment envoyés M. Guy Wallaert, de Wasquehal, dans la banlieue lilloise. Et pour cette fois, parce que ces petites joies ne sont jamais assez nombreuses, c'est avec cet instant d'intense plaisir vécu par une mamy du Nord de la France que nous entamons cette rubrique qui vous est si chère. En espérant qu'elle vous apportera, à vous aussi, un peu de bonheur...

Avant de faire le tri de vos lettres, courriels et autres rapports d'écoute, citons encore quelques-uns de ces petits bonheurs que nous a fait parvenir M. Guy Wallaert et dont nous ne nous lassons décidément pas. Malheureusement, nous ne connaissons pas les prénoms de tous les auteurs. Ainsi, l'un d'entre-eux, que l'on soupçonne tout de même d'être un homme, écrit : « Dans un roman dont j'ai oublié et l'auteur et le titre, au détour d'une page j'ai trouvé cette jolie comparaision : « des seins sautillants comme des gorets en sac ». Des comparaisons que j'aimerais trouver plus souvent sous ma plume », nous glisse-t-il en conclusion, et nous le comprenons très bien car il n'est pas le seul à envier un tel talent littéraire et une telle imagination.

Citons encore la félicité d'une autre dame d'un certain âge : « Je passe quelques jours chez ma fille Nicole, écrit-elle. Elle fête ses soixantes ans dans quelques jours. Ce matin, elle m'apporte le café au lit. Un moment que j'apprécie tout particulièrement... Jean, mon mari, me l'apportait chaque jour. C'est sans doute ce souvenir qui me fait apprécier ce geste de Nicole. Et puis, ce matin, quelqu'un a pensé à moi. »

La lecture de ces quelques messages nous donne l'occasion de vous inviter, chers auditeurs, à nous envoyer, vous aussi, le témoignage des petits bonheurs fugaces que vous rencontrez dans votre vie quotidienne et qui pourrez, par exemple, accompagner vos rapports d'écoute. Une manière aussi d'enrichir cette rubrique du courrier...

Photo: CTK
Toujours à propos de plaisir, celui que vous nous faites en nous envoyant régulièrement vos rapports d'écoute accompagnés de remarques, critiques et suggestions. Merci, donc, à M. Jean-Marie Monplot, de Chambery, qui félicite les hockeyeurs tchèques pour la médaille de bronze qu'ils ont obtenue aux Jeux olympiques d'hiver de Turin. Certes, mieux vaut finir troisième que quatrième, mais les Tchèques étaient tout de même plutôt déçus de ce résulat, eux qui n'attendaient rien d'autre que la médaille d'or. Jean-Marie nous demande également si les biathlètes tchèques sont généralement des militaires, car, précise-t-il, « en France, ils sont presque tous à l'école militaire de haute montagne ». Alors, il faut d'abord dire qu'en République tchèque, il n'existe pas de chasseurs alpins comme on les connaît en France, même si certaines unités de l'armée tchèque sont spécialisées pour les interventions en montagne. Pour ce qui est des sportifs, sachez que nombre d'entre-eux sont des militaires de carrière. C'est le cas, par exemple, de certains athlètes, comme le légendaire lanceur de javelot Jan Zelezny, triple champion olympique et recordman du monde, ou encore les décathloniens non moins connus Roman Sebrle, champion olympique en titre et unique homme au monde à avoir dépassé la barre des 9000 points, et Tomas Dvorak, triple champion du monde. Tous sont membres du Dukla Prague, le club omnisports de l'armée. Le Dukla existe également à Liberec, ville de Bohême du Nord située dans les Monts métallifères. Et là, on retrouve effectivement de nombreux skieurs qui participent régulièrement aux compétitions internationales, dont certains biathlètes. Mais ces derniers peuvent également figurer dans d'autres clubs. N'empêche, la question était intéressante et nous ne manquerons pas, dans une de nos prochaines rubriques sportives, de vous présenter plus en détail le Dukla Prague, ce fameux club militaire à l'histoire si chargée.

Toujours à propos de sport, notre fidèle auditeur M. Michel Beine, de Tienen, en Belgique, nous demande quels sont les sports pratiqués dans les écoles tchèques. Eh bien, sachez que la gymnastique, l'athlétisme, la natation, les sports collectifs comme le volley-ball, le basket ou le handball sont inscrits au programme comme, par exemple, en France. Il existe également de nombreuses classes sportives, des sections sport-études dans lesquelles la pratique de certaines disciplines est plus intensive. Mais d'une manière générale, on peut dire que les Tchèques sont un peuple très sportif.

Comme très souvent dans cette rubrique, nous remercions encore pour leurs fréquents rapports d'écoute MM. Philippe Marsan, de Lanton, en Gironde, Jean-François Meile, d'Ars-sur-Moselle, en Moselle, Pierre Molard, d'Uzès, dans le Gard, qui nous promet d'essayer d'être plus assidu dans ses écoutes, Jean-Michel Aubier, d'Arcay, dans le Cher, Fabien Battesti, de Lambersart, dans le Nord, et encore Mme Céline Lebecq, de Wimereux, dans le Pas-de-Calais. Mme Céline Lebecq joint à ses rapports d'écoute un message bien sympathique : « Ravie de retrouver vos émissions, nous écrit-elle. J'ai beaucoup apprécié le reportage sur « Super Size me » et les fast-food. J'ai moi-même travaillé (et donc mangé !) au McDonald's pendant deux ans et je n'ai jamais pris un gramme !!! Je pense aussi qu'il faut avoir une bonne hygiène de vie à côté et faire du sport. Notre jeunesse s'en porterait mieux. »

Enfin, nous saluons encore très chaleureusement M. et Mme René et Louisette Pigeard, de Greez-sur-Roc, dans la Sarthe et tous les membres du Radio Club du Perche.