Que fait-on contre la criminalité économique?

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Nous avons parlé dans nos émissions du conflit qui oppose actuellement le cabinet tchèque et le magazine Respekt ayant accusé le gouvernement de créer un climat favorable à la corruption. Le conflit a fait resurgir les questions sur l'efficacité des mesures contre la corruption et la criminalité économique. Le journal Lidove noviny publie une analyse de ces mesures et une information sur les personnes ayant été accusées de délits économiques les plus importants. Vaclav Richter résume.

Le journal rappelle qu'avant les élections en 1998, les sociaux-démocrates tchèques ont promis de sévir sans merci contre ce genre de délinquance. Parvenus au pouvoir, ils ont lancé l'opération ambitieuse contre la criminalité économique et la corruption appelée "Les mains propres". D'après Lidove noviny, les résultats de l'opération achevée l'année dernière seraient plutôt maigres. Bien que la commission dirigée par le ministre Jaroslav Basta ait porté 250 plaintes contre les personnes suspectées de délits économiques, dans la majorité des cas les charges contre ces personnes n'ont pas été retenues. Ces mesures ont attiré cependant l'attention de la justice sur ce type de criminalité et le procureur général de la République a créé trois organes chargés de travailler dans le domaine de délits économiques graves. Ainsi, ces derniers mois, on voit se multiplier les arrestations d'hommes d'affaires responsables de faillites de banques, de fonds d'investissements et d'entreprises. Dans la première décennie après la chute du communisme, ces personnes ont, tout simplement, profité de la confusion, du vide législatif et du laxisme de la justice pour s'enrichir au détriment des autres. Parmi eux il y a, entre autres, deux anciens responsables de clubs sportifs, un champion de tennis, mais aussi un ancien ministre. L'affaire de l'ancien ministre des Finances, Ivo Svoboda, et de la caissière de la Social-démocratie, Barbora Snopkova, qui a éclaté en 1998, est considérée par le Premier ministre Milos Zeman comme un succès indubitable de l'opération "Les mains propres". Accusés de manipulations frauduleuses dans une entreprise, le ministre et la caissière ont été déjà écroués pendant un certain temps, mais leur procès n'est pas encore terminé.