Quels changements dans la loi sur les soins médicaux?

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Le projet modifié de loi sur la santé publique soumis par le ministre de la Santé déclare, entre autres, la guerre à la médecine alternative et laisse au libre choix du médecin de dire au patient toute la vérité sur son état de santé. Les détails avec Jarka Gissubelova.

Le ministre de la Santé publique, Bohumil Fiser, a soumis le projet modifié de loi sur les soins médicaux qui sera traité, mercredi, par le cabinet. Savant de profession, le ministre déclare la guerre aux guérisseurs. Mais pas seulement à eux. Toute la médecine alternative, dont l'homéopathie et l'acupuncture, devrait se retrouver hors la loi, si elle n'est pas pratiquée par des personnes instruites en médecine. Il est dit dans le projet de loi que tous les soins médicaux doivent être dispensés uniquement par des personnes ayant une formation médicale - infirmières ou médecins. Des guérisseurs, qui sont au nombre des dizaines de milliers dans le pays, et pas tous accomplissent cette condition, protestent. La formation médicale n'a rien à avoir avec les capacités de guérisseur, affirme Jiri Cehovsky, rédacteur de son métier, et qui se consacre à l'homéopathie. Autre point controversé du projet de loi sur les soins médicaux: le ministre propose de laisser au libre choix du médecin de dire au patient toute la vérité sur son état de santé. Le droit du patient sera d'être informé de son état de santé, de son diagnostic ainsi que du pronostic, y compris le droit à l'accès de sa documentation, à condition cependant que ces informations ne soient pas nocives pour lui. Selon le porte-parole du ministre de la Santé, cette formulation est entièrement en accord avec la Convention internationale sur les droits de l'homme et la bio-médecine qui suppose une protection du patient au cas où il n'est pas assez fort, du point de vue psychique, pour supporter la vérité sur son état de santé. Le projet est critiqué par l'Association civique de défense des patients ainsi que par l'Ordre des médecins. Son président, David Rath, estime que le médecin n'a, en aucun cas, le droit de dissimuler ou modifier la vérité, tant que le patient veut la savoir. Le médecin est obligé de donner au patient une réponse claire et véridique à la question concernant son état de santé, souligne Rath.

Auteur: Magdalena Segertová
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