Rencontre avec Dimitri Balykin, lauréat du Concours 2006 de Radio Prague

Photo: CTK

Bienvenue à l'écoute de cette émission hebdomadaire, réservée à votre courrier. Philippe Marsan de Lanton, en France, nous pose la question suivante qui se rapporte à l'actualité de cette semaine : « A propos de la Toussaint, en Tchéquie, y a-t-il la tradition du cimetière le 1/11 ? Ce jour est-il férié ? Ou bien est-ce le jour des défunts, le 2/11 ? »

Petr Cech, photo: Filip Jandourek / CRo
Ceux d'entre vous qui ont écouté Faits et événements du 2 novembre, le savent déjà. Guillaume Narguet vous a expliqué que les Tchèques se rendaient aux cimetières justement le 2 novembre, le jour des Morts appelé ici « Dusicky » - littéralement « les petites âmes ». A noter que ni la fête de la Toussaint, ni le 2 novembre ne sont des jours fériés. Les Tchèques sont donc nombreux à visiter les tombes de leurs proches pendant les week-ends qui précèdent ou qui suivent les fêtes du début novembre.

Passons à la lettre de Jacques Augustin de Rosny-Sous-Bois, en France. Il évoque un tout autre sujet :

« Actuellement, la situation dans votre pays m'intéresse tout particulièrement dans 'Faits et événements' pour suivre les péripéties auxquelles le monde politique est confronté pour la formation d'un nouveau gouvernement. Si la coalition est peut-être la solution envisagée, elle n'en reste pas moins très fragile ce qui est regrettable pour la stabilité de la République tchèque. Comme autre nouvelle, relevant du football, j'ai appris la fracture du crâne dont le gardien de but Petr Cech avait été victime récemment dans un match avec son club Chelsea. Cela m'inquiète et j'aurais aimé souhaiter un meilleur et bon rétablissement possible à l'ancien goal du stade rennais. Croyez-vous que sa carrière soit menacée ?»

Non seulement les amateurs de football, mais un peu tous les Tchèques, je pense, souhaitent, comme vous M. Augustin, que Petr Cech, dont ses compatriotes sont tellement fiers, soit bientôt rétabli. Il y a quelques jours, il est apparu pour la première fois depuis l'accident sur le petit écran, dans un reportage exclusif pour la Télévision tchèque. Souriant, il s'est plaint tout de même de maux de tête et de fatigue. Un autre jour, l'épouse du célèbre gardien de but, Martina Cechova, elle aussi très sportive, s'est confiée, à son tour, devant les caméras.

Dimitri Balykin
Retour maintenant, vous ne vous y attendez peut-être pas, au Grand Concours 2006, organisé au printemps à l'occasion du 70e anniversaire des émissions internationales de la Radio tchèque. Si je vous en parle, c'est parce que le vainqueur, Dimitri Balykin et son amie Olga, tous deux habitants de Nizni Novgorod, en Russie, sont venus, fin octobre, à Prague. Ce séjour d'une semaine dans la capitale tchèque leur était offert, en guise de récompense, par notre Radio. Dimitri, qui était déjà venu à Prague, explique ce qu'il a motivé pour participer au concours :

« J'ai compris que c'était une chance, même si je n'espèrais pas pouvoir gagner. Cette fois-ci, j'ai trouvé le sujet du concours intéressant. Il y avait de quoi écrire. Le premier son à identifier, c'était le métro tchèque. J'avais beaucoup d'impressions à partager sur ce sujet, liées à mon premier séjour à Prague. La deuxième question a été plutôt historique. J'ai eu plus de mal à identifier le troisième son - l'horloge astronomique. Au début, je ne voulais rien écrire à ce sujet, cela ne m'a inspiré rien de particulier. Mais après, j'ai décidé de ne pas laisser tomber. J'ai fait un peu d'effort, j'ai cherché des informations sur Internet, sur votre site aussi. Finalement, ce que j'ai rédigé n'a pas été si mauvais que ça. En plus, j'ai appris l'histoire de ce monument qui est tout simplement passionnante. »

Dimitri Balykin et sa compagne avaient au programme, évidemment, les balades au centre de Prague, quelques concerts aussi, ainsi qu'une rencontre avec les membres de la fondation de la Radio tchèque Svetluska, qui soutient, avec ses campagnes, concerts caritatifs et collectes publiques, les handicapés visuels. Dimitri, lui même malvoyant, apprécie ses activités :

« Chez nous, en Russie, un tel système d'aide n'existe pas. Les fonds, qui sont pour la plupart étrangers, subventionnent des organisations civiques, telles que la nôtre, Invatour. Ce qui est bien sur ce fonds tchèque, c'est qu'il incite le large public à s'engager par le biais de campagnes de soutien aux malvoyants. Et on arrive à collecter des sommes importantes ! Les gens s'engagent activement dans le domaine. »

Hervé Brien de Talence, en France, qui se rend d'ailleurs à Prague au mois de décembre, nous a écrit :

« ...même si mes rapports d'écoute sont en ce moment assez espacés dans le temps, je garde le contact avec Radio Prague soit par l'écoute en direct quand je peux, soit par l'intermédiaire d'Internet et des bulletins quotidiens que je lis toujours avec grand plaisir. Amateur de radio et d'ondes courtes, je dois avouer que j'apprécie de plus en plus les photos qui illustrent vos articles. Lors de votre dernier courrier des auditeurs, elles m'ont permis de revoir ce magnifique récepteur TR10 et m'ont permis de remonter d'une trentaine d'années en arrière lorsque je débutais sur les ondes courtes. »

Terminons ce Courrier par un e-mail signé Benjamin Gnahoui de Parakou, au Bénin qui envisage de fonder un club de radioamateurs.

« J'ai écouté pour la première fois votre radio le 15 mars dernier lorsque je m'amusais avec mon poste radio sur les 'short waves'. C'était la radio sur laquelle je suis tombée et elle m'a émerveillé. Depuis, je l'écoute à chaque instant. »

Je vous souhaite, cher Benjamin, beaucoup de réussite dans vos activités. Je vous envoie, ainsi qu'à tous les auditeurs, une dernière chanson de ce magazine...