Veillée d'armes avant le congrès des chrétiens-démocrates

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La démocratie-chrétienne, l'un des plus anciens partis sur la scène politique tchèque, tient son congrès, pendant ce week-end. Que peut-on en attendre ? Une question à laquelle répond Alain Slivinsky.

Les chrétiens-démocrates, officiellement l'Union chrétienne-démocrate - Parti populaire tchécoslovaque, tiennent donc leur congrès, à Jihlava, en Moravie du sud. Il a lieu tous les quatre ans seulement, à la différence des autres formations politiques tchèques, hormis les communistes. Le point crucial de ce congrès sera, certainement, l'élection du nouveau président. Ce sera lui qui conduira les chrétiens-démocrates aux législatives de 2002. Le parti est actuellement secoué par des controverses et des litiges intérieurs. Ils sont surtout d'ordre personnel. Les observateurs, après la démission de Cyril Svoboda, l'une des grandes figures du parti, du poste de leader de la coalition des Quatre, parlent même de crise profonde ou de tremblement de terre. Justement, de la personnalité du futur président de la démocratie-chrétienne dépend, aussi, d'une certaine manière, l'avenir de la coalition des Quatre formée par les chrétiens-démocrates, l'Union de la liberté, l'Alliance civique démocrate et l'Union démocrate. Les candidats à la présidence sont deux : l'actuel président, Jan Kasal, et Cyril Svoboda. Ni l'un, ni l'autre n'est acceptable pour tout le monde. Le président de l'Union démocrate, Ratibor Majzlik, ne cache pas, par exemple, que Svoboda est inacceptable pour lui. Cette année, les chrétiens-démocrates ont invité à leur congrès, les représentants des partis frères étrangers et ceux de la coalition des Quatres. Ceux de la social-démocratie et de l'ODS (Parti civique démocrate) seront absents. Un congrès qu'on suivra avec attention, car il pourrait avoir une certaine influence sur l'avenir du pays.