160e anniversaire de la naissance d’Alfons Mucha

Alfons Mucha, photo:  SiefkinDR, CC BY-SA 4.0

Peintre, illustrateur, affichiste, graphiste et grand maître de l’Art nouveau, Alfons Mucha est né il y a 160 ans dans la petite ville morave d’Ivančice.

A cette occasion, nous vous proposons une sélection d’entretiens et de reportages que nous avions consacrés par le passé à celui qui a immortalisé Sarah Bernhardt sur ses célèbres affiches et qui a créé le cycle de toiles monumentales l'Epopée slave. Celui-ci devrait être bientôt à nouveau exposé au château de Moravský Krumlov, en Moravie.

Quels sont les parallèles entre l’œuvre du grand maître de l’Art nouveau Alfons Mucha et de Pasta Oner, un des artistes tchèques les plus reconnus dans les domaines du graffiti et du pop art ? Cette question constitue le fil rouge de l’exposition intitulée « Elusive Fusion » (Fusion insaisissable) qui vient d’être ouverte au Musée Kampa, à Prague. Elle présente notamment une vingtaine d’affiches de Mucha, ainsi que sa peinture grand format et rarement exposée, créée pour le pavillon de la Bosnie-Herzégovine à l'Exposition universelle de Paris en 1900.


Depuis juillet dernier et jusqu’au 29 novembre 2020, l’exposition Timeless Mucha : Mucha to Mangas – The magic of line organisée par la fondation Mucha, parcourt le Japon. Depuis Tokyo jusqu’à Nagano en passant par Kyoto, Sapporo, Nagoya et Shizuoka, l’exposition présente le travail d’Alfons Mucha et son influence sur des auteurs de mangas japonais depuis les années 1970 jusqu’à nos jours.


Depuis mai 2012, l’Épopée slave, l’œuvre majeure d’Alfons Mucha, un des maîtres de l’Art nouveau en peinture, est de nouveau exposée à Prague, au Palais des foires (Veletržní palác en tchèque). Kateřina Průšová est lectrice à la Galerie nationale de la ville de Prague et enseigne l’histoire de l’Art à l’Université anglo-américaine. Et c’est avec une grande gentillesse qu’elle a accepté d’être notre guide pour nous faire découvrir ce cycle de vingt tableaux, qui illustre la vision très personnelle de Mucha sur l’histoire des peuples slaves. Elle nous donne aujourd’hui quelques clefs pour comprendre cette œuvre avant de se lancer à corps perdu dans la visite…


Kateřina Průšová nous a déjà fait appréhender quelques-uns des thèmes majeurs du cycle de Mucha. L’Epopée slave, cette vision intimiste de l’histoire slave, née de ses discussions avec de nombreux intellectuels du début du XXe siècle et notamment avec celui qui est devenu le premier président tchécoslovaque Tomáš Garrigue Masaryk, regorge d’allusions à la franc-maçonnerie et présente les peuples comme porteurs de l’histoire.


Venu à Prague pour donner une conférence sur la naissance de l’Epopée slave, Bernard Michel révèle ensuite dans cet entretien ses sources d’informations sur ce cycle de toiles monumentales par lesquelles le peintre Alfons Mucha a représenté les moments cruciaux de l’histoire des peuples slaves. Bernard Michel ne cache pas son admiration pour cette œuvre grandiose et prend la défense de sa modernité.


« Bonjour, Monsieur Gauguin », tel est le nom de l’exposition conçue par la Galerie nationale de Prague et le Musée départemental breton de Quimper qui se déroule jusqu’au 17 mars prochain au Palais Kinský, sur la place de la Vieille-Ville de Prague. Elle met à l’honneur les artistes tchèques des XIXe et XXe siècles, pour lesquels le littoral breton est devenu une terre d’inspiration. Coup de projecteur sur cette exposition réussie qui avait déjà rencontré un grand succès public l’été dernier à Quimper, avec l’une de ses commissaires, Anna Pravdová, conservatrice à la Galerie nationale de Prague.