Bientôt l'ouverture des archives de la StB

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Il ne manque plus que la signature du président et ancien dissident, Vaclav Havel, pour que plus rien ne menace l'entrée en vigueur de la loi ouvrant aux citoyens la majorité des documents de l'ancienne police secrète communiste, la StB. Omar Mounir pour plus de détails.

Ainsi, le projet de loi, après avoir été adopté en février par la Chambre des députés, vient d'être adopté par le Sénat à son tour, dont certains membres se trouvent être à l'origine même du projet. Une fois paraphé par Vaclav Havel, il entrera probablement en vigueur ce printemps encore. Ainsi, 12 ans après la chute du communisme, les citoyens tchèques ont enfin la possibilité de consulter, s'ils le désirent, la majorité des archives de la StB. La majorité seulement. Car, resteront inaccessibles, les documents dont l'ouverture serait de nature à porter atteinte à la sécurité du pays, aux droits de l'homme et aux intérêts de l'Etat. Des commissions ad hoc concrétiseront le contenu de ces concepts. Ne pourront pas consulter les archives, qui seront ouverts même aux étrangers, sur autorisation du ministère de l'Intérieur, les mineurs de moins de 18 ans, les prisonniers et les détenus préventivement.

La loi a été adoptée par 47 voix sur les 72 sénateurs présents, avec 11 voix contre. Le quorum requis était de 37 voix seulement. La majorité des sociaux-démocrates et la moitié des chrétiens-démocrates ne se sont pas prononcés.

Le vice-premier ministre, Pavel Rychetsky (social-démocrate) a formulé des craintes que le public ne s'intéresse pas tant aux anciens agents de la StB qu'aux personnes autrefois poursuivies. Quant au sénateur Vaclav Fischer, indépendant, il a mis en garde contre les protestations des personnes innocentes et victimes de la StB.

Auteur: Omar Mounir
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