Budget de l’Etat : le déficit encore revu à la hausse

Alena Schillerová, photo: Site officile du Gouvernement tchèque

500 milliards de couronnes (18,5 milliards d’euros) : tel est le nouveau montant du déficit du budget de l’Etat tchèque prévu pour cette année. L’augmentation a été approuvée par le gouvernement, lundi.

Photo illustrative: Marco Verch/Flickr, CC BY 2.0
Il s’agit de la troisième hausse approuvée par le cabinet d’Andrej Babiš depuis le début de la crise du coronavirus. Selon la ministre des Finances, Alena Schillerová (mouvement ANO), il devrait s’agir de la dernière révision d’une loi des finances qui initialement, lors de son adoption par le Parlement à l’automne dernier, tablait sur un déficit total de 40 milliards de couronnes (près de 1,5 milliard d’euros) pour 2020, après avoir atteint un montant final de 28,5 milliards en 2019 (1,05 milliard d’euros). Un amendement à la loi devrait être présenté à la Chambre des députés dans le courant du mois de juin, profitant de l’état d’urgence législative.

La ministre a prétendu ne pas vouloir augmenter les recettes en procédant à une hausse des impôts ou en imposant des mesures d’économies, comme cela avait été le cas suite à la crise financière en 2009.

Conséquence de quoi : le montant de la dette publique, qui est passé l’année dernière en dessous de la barre des 30% du PIB, faisant de la République tchèque un des pays les moins endettés de l’Union européenne, devrait grimper à quelque 2 100 milliards de couronnes (près de 78 milliards d’euros).

Fin mars, une première augmentation à 200 milliards de couronnes avait déjà été acceptée par les parlementaires. Le 22 avril, les députés ont voté en faveur d’une nouvelle hausse à 300 milliards de couronnes, ce qui représenterait le déficit le plus élevé dans l’histoire de la République tchèque. Le précédent « record » remonte à 2009 avec 192 milliards de couronnes (7,1 milliards d’euros).