Des délits de plus en plus brutaux

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Ils s'appellent Martin, Charles, Jacques, Georges, ils n'ont même pas quinze ans et pourtant, ils sont responsables de délits dont seraient « fiers », entre guillemets, des adultes membres d'un gang de malfaiteurs. Ils se sont rendus coupables de cambriolages et d'attaques à main armée, dans toute la capitale, Prague. Ils ne passeront pas devant le tribunal, ils ne seront pas condamnés. En effet, ils sont encore mineurs, devant la loi, car ils n'ont pas eu quinze ans ! La police ne peut que classer de telles affaires, les parents ne pouvant être poursuivis pour les actes criminels de leur progéniture. Ivana Zelenakova, porte-parole de la police pragoise, explique : « Malheureusement, prouver que les parents ont délaissé l'éducation de leurs enfants et que, pour cela, ils devraient être punis pour leurs délits, est une tâche des plus problématiques. Cela n'arrive pas souvent ». Ainsi donc, personne n'est puni. Pourtant, le taux de criminalité juvénile, tout comme la brutalité des délits, sont en hausse. Les statistiques policières de l'année passée sont claires : trois meurtres, cinq viols, 245 attaques à main armée, des milliers de vols et de cambriolages. Tout cela, à Prague seulement, et perpétré par des mineurs de moins de quinze ans ! En 1994, 4,5 % des délits et crimes brutaux étaient commis par des mineurs. En 2001, ce taux est de plus de 7 %. Une réforme du code pénal s'impose !