Économie/Commerce

Le Premier ministre tchèque Jiri Paroubek et le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, photo: CTK
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Visite à Prague du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires: le budget de l'UE et l'entrée de la République tchèque au menu des discussions - Hyundai: le gouvernement tchèque veut à tout prix attirer le constructeur automobile coréen

Le Premier ministre tchèque Jiri Paroubek et le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia, photo: CTK
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, était ce jeudi à Prague, où il a plaidé pour une répartition « plus équitable » du futur budget européen. Il a d'abord été reçu par le Premier ministre, Jiri Paroubek, très occupé à bien recevoir également son homologue chinois, lui aussi de passage à Prague.

Après sa rencontre avec l'eurocommissaire, Jiri Paroubek paraissait satisfait: « Nous avons parlé avant tout des problématiques liées aux perspectives économiques de l'UE. J'ai informé le Commissaire de l'évolution de l'économie tchèque, surtout par rapport aux programmes de convergence et aux critères de Maastricht, là où je pense que l'économie tchèque n'a pas avoir honte de ses résultats, si on parle croissance, déficit, ou inflation ( le dernier chiffre est de 2,2%). »

Impossible pour le commissaire européen d'éviter le difficile sujet du budget européen qui sera à nouveau l'objet d'âpres négociations lors du prochain sommet de Bruxelles, les 15 et 16 décembre prochain:

« Nous avons discuté au sein de la Commission cette semaine, avant le prochain sommet de Bruxelles. Nous pensons qu'il est d'une importance cruciale de s'entendre pour un cadre pluriannuel dont l'Europe a besoin. L'Europe élargie ne peut fonctionner sans un accord pluriannuel. Cet accord est crucial pour l'ensemble de l'UE, mais avant tout pour les nouveaux membres. Donc nous ferons notre possible pour travailler avec les Etats membres et avec la présidence britannique afin d'améliorer les propositions actuelles. Cet accord n'est pas simple à trouver, parce qu'il faut des conditions minimales qui ne figurent pas encore dans la proposition et j'éspère qu'un accor sera trouvé la semaine prochaine au conseil européen. »

La République tchèque en en route vers l'euro. Selon Joaquin Almunia, si cette route est sinueuse, il paraît convaincu que Prague dispose des capacités nécessaires:

« Les indicateurs macro-économiques montrent une convergence vers les critères nécessaires pour une pleine participation de la République tchèque à la zone euro. Nous savons que l'objectif fixé par le gouvernement tchèque est de rejoindre l'euro en 2010. Cela signifie que tous les critières devraient être remplis d'ici trois ans. Nous pensons également, et je l'ai dit au Premier ministre, que nous devons commencer à travailler dès maintenant, parce que nous devons préparer l'économie et continuer à améliorer les conditions économiques. Pas seulement en vue dans l'entrée dans la zone euro mais aussi pour subvenir aux besoins des citoyens tchèques, et nous devons préparer l'opinion publique à comprendre quels sont les avantages de la monnaie unique et comment nous allons éviter les abus possibles lors du passage à l'euro. »

« Il y a actuellement de très bons exemples de pays membres qui parviennent à avoir une transition douce vers l'euro, sans abus, et sans effets négatifs sur l'économie et sur les consommateurs. Nous utiliserons ces bonnes expériences pour aider les nouveaux membres de la zone euro, ceux qui veulent entrer dès 2007 ou 2008, et nous allons naturellement travailler dès maintenant avec les autorités tchèques pour préparer une entrée réussie en 2010. »

« A l'intérieur ou en dehors de la zone euro, parmi les 12 membres de la zone euro et parmi les 13 autres nous avons des problèmes avec les déficits. Cinq membres de la zone euro et 7 non-membres ont des soucis avec leur déficit budgétaire. Mais le nouveau pacte de croissance et de stabilité a permis de trouver jusqu'ici une compréhension mutuelle entre la Commission, le Conseil, et les Etats-membres impliqués. J'espère que cela va continuer, et je reste prudemment optimiste en ce qui concerne la discipline budgétaire et la consolidation fiscale. »


L'un des potentiels investissements étrangers dont on parle le plus en ce moment en République tchèque concerne le constructeur automobile coréen Hyundai. Un investissement qui pourrait s'avérer colossal. La future usine pourrait être construite en Moravie. Le Premier ministre tchèque s'est montré confiant et déterminé :

« Selon moi, la probabilité que Hyndai s'installe ici est élevée, même si la région d'Ostrava n'a pas encore réussi à négocier l'achat du terrain de Nosovice. J'en ai parlé au vice-président de Hyundai. En ce qui concerne la région de Mosnov, il serait également possible d'envisager quelque chose là-bas. Néanmoins nous allons trouvé une solution, peut-être radicale à propos Nosovice, cela dépendra du ministère de l'Industrie et du groupe social-démocrate à la Chambre des députés. Une loi spéciale pourrait être adoptée pour la réquisition du terrain. J'ai assuré le vice-président de Hyndai du grand intérêt du gouvernement tchèque pour cet énorme investissement, et je suis prêt à me rendre en Corée le mois prochain. Je crois que les deux parties faire leur possible pour que cet investissement soit fait en République tchèque. »