La maladie de la vache folle en Tchéquie

Vache

Après la confirmation, par un laboratoire allemand, d'un cas de maladie de la vache folle, dans un élevage tchèque, des mesures rigoureuses ont été prises. Alain Slivinsky.

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La tristesse règne sur la petite commune de Dusejov, dans la région de Jihlava, en Moravie du sud. C'est dans la coopérative locale, qu'on a dépisté une vache laitière atteinte de la maladie de la vache folle. Elle avait six ans et a, probablement, été contaminée, dans son enfance, par du lait contenant des graisses animales. Pour cela, 139 vaches du même âge, faisant partie de cet élevage, doivent être abattues. Elles seront aussi testées et si des prions (l'agent qui déclenche la maladie) sont dépistés, elles seront brûlées. Les vaches abattues qui ne présenteront pas de prions (principalement dans la cervelle et la moelle épinière) seront enterrées dans une fosse commune. Les employés prient pour qu'aucun autre cas ne soit dépisté, car ce serait le malheur pour cette petite coopérative agricole, où la majorité des habitants de la commune travaille. De son côté, le gouvernement tchèque n'a pas attendu les résultats des tests du laboratoire allemand. Déjà lundi, des mesures ont été prises contre cette maladie mortelle, non seulement pour les bovins, mais aussi pour l'homme. Le ministère de l'Agriculture et les services vétérinaires ont déployé les grands moyens pour empêcher, à touts prix, que de la viande contaminée ne se retrouve sur le marché. Tous les taureaux et les vaches de plus de 30 mois seront testés obligatoirement. Coût de l'opération : 150 millions de couronnes (5,30 couronnes pour un franc français) qui seront pris dans le fonds agraire du ministère de l'Agriculture. 25 millions de couronnes seront encore déboursées pour la liquidation des parties à risque des bovins.
Jan Fencl
Elles étaient utilisées pour la fabrication des farines animales avec lesquelles on nourrit les porcs et la volaille. Le ministre de l'Agriculture, Jan Fencl, ne veut pas prendre de risques : toutes les parties des bêtes qui pourraient présenter des risques seront détruites. Une lueur d'espoir quand même, dans ce malheur : en Suisse, les savants ont élaboré un nouveau test. Il est basé sur l'analyse du sang du bétail, et, ne dure que trois heures. Inutile, donc de mettre l'animal à mort pour effectuer les analyses sur la présence ou non de la maladie de la vache folle.