L'affaire de lustrations négatives

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L'affaire de fausses lustrations négatives délivrées au début des années quatre-vingt-dix à d'anciens agents de la StB du secteur du contre-espionnage militaire a vu le jour vendredi dernier. Lundi, le ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, et son collègue de la Défense, Jaroslav Tvrdik, ont apporté des éclaircissements. La responsabilité de la délivrance illicite de 114 lustrations négatives revient à l'ancien ministère fédéral de l'Intérieur dirigé alors par Jan Langos. Une raison pour laquelle l'ensemble des 150 000 lustrations délivrées aux agents du contre-espionnage militaire seront vérifiées. Une information alarmante a été fournie par le ministre de la Défense: huit anciens agents de la StB travaillent aujourd'hui encore en qualité d'officiers supérieurs au ministère de la Défense.

Rappelons qu'entre 1991 et 1992, au total 400 000 lustrations témoignant de l'appartenance ou non à la police secrète sous le communisme ont été délivrées. Leur sens était d'épurer des organes de l'Etat d'anciens agents de la StB et d'exclure ces derniers de l'accès à un certain nombre de fonctions. Or, comme il s'est avéré, huit anciens agents occupent toujours des postes supérieurs au ministère de la Défense et l'éventualité des cas isolés de la présence d'anciens agents au ministère des Affaires étrangères n'est pas exclue. Le ministre de la Défense a informé qu'à cause de leur passé, les anciens agents ne passeront pas l'enquête de moralité et d'aptitude à l'accès aux documents secrets de l'OTAN et devront tous quitter leurs postes. L'enquêteur a déjà commencé à examiner l'affaire, après que le ministère de l'Intérieur avait porté plainte contre X.