Le oui des députés aux chasseurs Gripen pour l'Armée tchèque

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Cela a été difficile, mais en fin de compte une bataille a été remportée. C'est un peu ce que disait le Premier ministre, Milos Zeman, à l'issue de la séance de la Chambre des députés, jeudi. Les députés ont pris une décision des plus importantes : ils ont donné le feu vert à l'achat de 24 chasseurs Gripen pour l'Armée tchèque.

Cela a été difficile, mais en fin de compte une bataille a été remportée. C'est un peu ce que disait le Premier ministre, Milos Zeman, à l'issue de la séance de la Chambre des députés, jeudi. Les députés ont pris une décision des plus importantes : ils ont donné le feu vert à l'achat de 24 chasseurs Gripen pour l'Armée tchèque. Le vote ne fut pas facile, car la principale formation de l'opposition, le Parti civique démocrate (ODS), était contre un investissement de deux milliards d'euros. La raison ? Il n'est pas urgent d'acheter des avions de chasse et cet investissement augmentera encore la dette de l'Etat, jugée déjà trop élevée par l'ODS. Qu'importe, les sociaux-démocrates, les chrétiens-démocrates (sauf curieusement l'ancien ministre de la Défense, justement, Vilem Holan), six membres de l'Union de la liberté et même deux communistes, ont voté pour les projets de loi permettant le financement de cette plus grosse affaire dans l'histoire moderne de la Tchéquie. Les Gripen devraient être payés avec les bénéfices de la privatisation, en premier lieu du Telecom tchèque. Si les sénateurs votent pour, ce qui n'est pas évident, et le président de la République signe, ce qui n'est pas évident non plus, les deux premiers Gripen devraient intégrer leur base en Tchéquie, en octobre 2004. Le dernier des 24 avions de chasse les plus modernes arriveraient en septembre 2007. Rappelons, à ce sujet, que l'Armée tchèque ne dispose plus que de deux chasseurs opérationnels, mais obsolètes, des MIG-21.