Les syndicats tchèques maintiennent leur préavis de grève

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Depuis lundi, la confédération tchécomorave des syndicats (ČMKOS) a déposé un préavis de grève contre les réformes économiques du gouvernement. Le but est d’organiser une campagne en mars et en avril pour mobiliser le public. Une campagne qui pourrait donc culminer avec une grève, affirme le président de cette confédération.

Milan Štěch
La confédération tchécomorave des syndicats réunit 32 différentes organisations syndicales et environ 540 000 membres. C’est la première fois que l’ensemble des syndicats accepte le principe d’un préavis de grève. Milan Štěch est le président de cette confédération ; il est aussi sénateur du parti social-démocrate (CSSD). Selon lui, les réformes entreprises par le gouvernement de centre-droit ont des retombées négatives sur l’économie du pays :

« L’inflation augmente fortement, les prix augmentent, les retombées sont négatives pour les employés, pour les familles avec enfants et pour les retraités. Le gouvernement ne fait rien pour compenser ces effets négatifs, particulièrement en ce qui concerne les salariés et les familles avec enfants. »

Petr Nečas
Pour le ministre du Travail et des Affaires sociales, Petr Nečas (ODS), la campagne menée par les syndicats est politique et dirigée par l’opposition. Selon lui, le président de la confédération cherche à attirer l’attention pour conserver son siège de sénateur lors des prochaines élections, ce qui expliquerait la radicalisation du mouvement. Le ministre insiste aussi sur l’aval donné par Bruxelles aux réformes gouvernementales :

« J’aimerais souligner que les réformes en question ont été clairement soutenues par l’Union européenne. Les récentes évaluations de la semaine dernière sont nettes : les démarches faites par le gouvernement tchèque vont dans le bon sens et doivent être poursuivies. On nous a demandé d’entamer le plus vite possible les réformes des retraites et de la Santé. En fait, à part l’opposition de gauche et cette confédération de syndicats, toutes les institutions politiques concernées dans le pays soutiennent les réformes. »

Si grève il y a, elle n’est pas prévue pour tout de suite. Les syndicats envisagent d’abord d’organiser quatre meetings dans les semaines qui viennent pour mobiliser leurs troupes et faire avancer la discussion sur les réformes.