L'indemnisation des travailleurs forcés sous le nazisme est près d'aboutir

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L'indemnisation des travailleurs forcés en Allemagne nazie devrait commencer en juillet. La juge américaine Shirley Kram, a donné, lundi, un feu vert crucial permettant de débloquer la procédure de versement des indemnités. Les détails avec Jaroslava Gissubelova.

La juge new-yorkaise, Shirley Kram, a repoussé, lundi, une nouvelle plainte portée cette fois-ci contre la Deutsche Bank. Plus rien ne devrait empêcher le versement effectif des indemnités bloquées jusqu'ici par le gouvernement et les firmes allemandes qui exigeaient la clôture des plaintes déposées aux Etats-Unis par les anciens travailleurs déportés. Sans cette garantie juridique, les firmes allemandes refusaient d'ouvrir le fonds d'indemnisation. Maintenant, l'obstacle final semble être levé. Le chancelier allemand, Gerhard Schröder, s'en félicite, espérant que ce chapitre douloureux de l'histoire allemande sera enfin clos. A s'en référer à Peter Struck, chef du groupe social-démocrate le plus fort, le Bundestag devrait se réunir mercredi prochain pour accorder la garantie juridique aux entreprises allemandes. Le délégué gouvernemental allemand aux affaires du dédommagement, Otto Lambsdorff, a constaté lui-aussi que les certitudes juridiques sont déjà suffisantes.

Le Fonds fédéral d'indemnisation destiné aux déportés du travail sous le régime nazi réunit 10 milliards de marks. L'industrie et le gouvernement allemands y ont contribué chacun par 5 milliards. Le fonds est placé sous la tutelle de la Fondation fédérale, Souvenir, responsabilité et avenir. Les victimes tchèques des travaux forcés sous le nazisme doivent obtenir de ce fonds 423 millions de marks. D'après le chef de la fondation, Michael Jansen, tout est prêt pour que les paiements commencent en juillet.