Milos Zeman critique ses opposants au sein du parti social-démocrate

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Le Premier ministre tchèque, Milos Zeman, ne mâche pas ses mots quand il veut critiquer les adversaires au sein de son propre parti, le parti social-démocrate. Il en a offert une nouvelle preuve, pendant le week-end écoulé. Alena Gebertova.

"Il y a parmi nous des sociaux-démocrates qui nous discréditent. Je les appelle les sangsues". C'est ainsi que le leader du parti social-démocrate, Milos Zeman, a caractérisé certains de ses membres. Cela s'est passé à une conférence régionale du parti près de la ville de Liberec. Ces gens-là sont, selon lui, la cause principale des récentes pertes des sociaux-démocrates aux élections régionales et sénatoriales partielles. Milos Zeman est allé plus loin encore en disant que ceux qui ne respectent pas la loyauté et la discipline, devraient être exclus du parti. Parmi les membres lourdement critiqués par Zeman, on trouve Petra Buzkova, l'une des rares femmes dans la haute politique tchèque et l'une des figures politiques les plus populaires dans le pays.

L'éventualité d'exclusion des membres "désobéissants" n'est pas, pourtant, un thème pour ceux qui dirigeront, d'ici peu, la social-démocratie. Comme on le sait, Milos Zeman ne présentera plus sa candidature au poste de chef du parti, à la conférence qui se tiendra en avril prochain. Vladimir Spidla, actuellement vice-président, se présente comme le candidat chaud à cette fonction. Le jeune Stanislav Gross, ministre de l'Intérieur, sera, le plus probablement, son second et l'un des futurs princes héritiers. Tous les deux sont prêts à changer le style politique de la social-démocratie, parti actuellement au pouvoir. Les prochaines législatives auront lieu au printemps 2002. Ils auront donc un peu plus d'un an pour faire souffler au sein de la social-démocratie un vent nouveau et pour en convaincre les électeurs potentiels.