Pour 40% des employés tchèques, un changement de travail est actuellement une nécessité

Photo: Michaela Danelová, ČRo

Pour environ deux cinquièmes des employés en République tchèque, changer d’emploi ou trouver un nouvel emploi est une nécessité en raison des retombées de la crise du coronavirus. Tel est le principal enseignement qui ressort d’une enquête menée en juillet par la société de recrutement Hays.

Quelque 600 personnes en République tchèque ont été sollicitées pour cette enquête, dont les résultats ont été présentés ce mercredi. 55% affirment aussi ne pas être opposées à un éventuel changement si une proposition plus intéressante leur est faite. En matière de mobilité professionnelle, les salariés tchèques n’hésitent généralement pas à changer de cap.

Avant même le début de la crise, un grand nombre d’entre eux disaient vouloir changer de travail, essentiellement pour des raisons positives. La recherche de meilleures conditions, les possibilités de développement personnel, les circonstances organisationnelles, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le lieu de travail ou encore plus simplement l’envie d’aller voir ailleurs et de découvrir un nouvel environnement de travail sont les principales raisons qui motivent ces transitions professionnelles.

De cette enquête, il ressort également que pour 55% des gens, les conséquences de la pandémie sur le marché du travail ne constituent pas une raison de revoir à la baisse leurs prétentions salariales.

Directeur général de Hays en charge du marché du travail en République tchèque, où le taux de chômage reste un des plus faibles en Europe avec un taux de 3,8% en juillet selon le ministère du Travail, Sándor Bodnár a confirmé, ce mercredi, qu’un grand nombre d’employés tchèques étaient prêts à faire évoluer leur carrière, cette fois toutefois aussi en raison de mesures de licenciements, de réduction de leur activité ou encore de modification de leurs conditions de travail. Seuls 5% rejettent catégoriquement tout changement, le plus souvent par crainte de perdre leur éventuel nouvel emploi lors de leur période d’essai.

Concernant le télétravail, environ un tiers des personnes interrogées ont indiqué ne pas savoir quel serait leur régime de travail à la rentrée en septembre. 9% ont indiqué qu’elles travailleront à temps complet depuis chez elles, un quart à temps partiel, tandis que 22% continueront de se rendre sur leur lieu de travail habituel.