Prague souffre du trafic automobile

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Les résultats d'une récente étude sur le trafic pragois sont alarmants. Les Pragois et les visiteurs de la ville préfèrent se déplacer dans la capitale à bord de leurs voitures au lieu d'utiliser le transport en commun. Cela a des conséquences fort négatives pour ses habitants. Astrid Hofmanova.

Prague ne réussit toujours pas à convaincre les automobilistes que prendre le métro, le bus ou le tramway est non seulement plus rapide et moins cher mais qu'ils contribuent aussi à la protection de l'environnement. Depuis plusieurs années, l'intérêt du transport en commun demeure stable mais très réduit. Selon l'étude de l'Office des transports, en l'an 2000, le nombre de passagers transportés quotidiennement a chuté de 900 000 personnes par rapport à l'an 1990. Ces dix dernières années, le trafic automobile à Prague a augmenté de 159%, ce pourcentage dépassant ainsi les augmentations enregistrées durant toute l'existence centenaire de l'industrie automobile. L'augmentation du trafic n'est pas sans conséquences à Prague: surtout en automne on ne peut pas respirer, à cause de la pollution atmosphérique, les communications sont surchargées et les embouteillages sont devenus un problème plus ou moins régulier. C'est surtout le centre de Prague, divisé par une autoroute passant devant le Musée National, qui souffre le plus. Dans leurs programmes électoraux, les hommes politiques ne cessent de promettre de rendre le transport en commun moins cher pour refouler les automobiles de la ville, mais leur effort n'apporte toujours pas les fruits attendus. Cela, en dépit du fait que les tarifs demeurent les mêmes depuis six ans et que la ville investit beaucoup dans la modernisation du trafic urbain: par exemple, on construit un prolongement de la ligne de métro C, une nouvelle ligne de tram reliera bientôt la cité de Barrandov au centre, la ville a acheté 22 nouveaux wagons de métro et en achètera encore une vingtaine ainsi que 80 nouveaux bus. Mais de d'un autre côté, la ville néglige le projet qui pourrait alléger considérablement le trafic dans le centre. Il s'agit de la construction de parkings en banlieue qui demeure toujours au second plan de son intérêt. Pour accélérer le trafic dans la ville, l'Office des transports propose aussi de réserver les tronçons indépendants aux bus et aux trams mais c'est un problème très difficilement réalisable vu le plan urbain de la capitale tchèque.

Auteur: Astrid Hofmanová
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